Paysage des erreurs & Atuas sauvages

Yann Le Guennec ( 1968-2014 ) est l’auteur d’un cycle de travail intitulé « Paysage des erreurs » (2009-2014), œuvre numérique  simple et complexe, ironique, expérimentale, ample dans le temps et dans l’espace.
Yann Le Guennec in memoriam, 2014
Yann Le Guennec: distributed exhibition project, 2011
Yann Le Guennec: coïncidences

Yann Le Guennec Paysage des erreurs Atua
Yann Le Guennec Paysage des erreurs http://www.yannleguennec.com/atlas/index.php?post=407

Et voilà qu’il a utilisé pour quelques « Paysages des erreurs« , probablement vers 2013, la forme de mes Atuas. Je suis touché de le découvrir plus tard. Le gars était peu flagorneur. Il ne m’a pas prévenu, laissant sans doute au temps et au hasard — peut-être à la vanité — le soin de m’avertir de ce clin d’œil au long cours, aux antipodes du « temps réel », une sorte de détachement, peut-être de sérénité. C’est beau, touchant, et d’une certaine grandeur d’âme.

Yann Le Guennec Paysage des erreurs Atua
Yann Le Guennec Paysage des erreurs http://www.yannleguennec.com/atlas/index.php?post=406

Yann Le Guennec sur Wikipedia

Richard Mosse à Nantes

 

Richard Mosse
Richard Mosse

Las de la couverture « classique » des flux de migrants par l’industrie de l’information, il détourne une camera thermique de surveillance militaire pour renouveler la vision documentaire sur les conflits ou les camps. Un artiste invente une nouvelle manière de représenter cette question historique pour la rendre… visible.  La texture est très particulière, précise, les formats très grands, l’étrangeté complète car les valeurs sont différentes quand les formes restent les mêmes. Une vision dont l’étrangeté nous frappe d’abord physiquement, qui renvoie à la fois aux images documentaires d’avant la couleur (on ne peut s’empêcher de l’associer à d’autres photos de camps) et à des représentations nouvelles, inconnues,  technologiques, de surveillance. Des descriptions sobres mais dures accompagnent les photos. Dans une triple projection immense, les fragments videos magnifient les gestes de vie quotidienne de réfugiés qui ne savent pas qu’ils sont… surveillés.
Sacré travail à découvrir jusqu’au 1er septembre au Lieu unique.

Présentation sur le site du lieu unique   |   bis  |   interview sur France Culture

Et après le lieu unique, le M.O.M.A de San Francisco