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Articles de blog.polguezennec.fr 2008 - Déc. 2014

2014

Exercice d'admiration: Patrick Talouarn


Exercice d'admiration: Patrick Talouarn, 2014

Programme “Exercice d'admiration” de Patrick Talouarn, interprétation libre de son travail, à l'occasion de ses expositions à Quimper et l'Île-Tudy.

Peintures Patrick Talouarn

Exposition à Quimper et l'île-Tudy

peinture, Patrick Talouarn 2014 peinture, Patrick Talouarn 2014 peinture, Patrick Talouarn 2014

Hqm Pol Guezennec

Dans "Interstellar", Hqm est doublé par l'entertainement.

Le robot du film, fruit des amours clandestines d'un Rubik's cube et d'une sculpture de Joel Shapiro, se balade comme un Hqm dans les étoiles. Les scientifiques restent sceptiques ("le robot d'Interstellar n'est pas réaliste !", voir l'article sur popsci.com), mais le résultat, moins marqué que souvent par l'anthropomorphisme, est formellement très intéressant.

Les critiques comparent inévitablement chaque nouveau film de SF à Kubrick ( Libé fecit). Interstellar, comme d'autres, cherche un "après-2001", une sortie possible, et fait référence sans trop de déférence: le robot n'est plus un ennemi manipulateur et froid parce qu'il est un robot (Kubrick), parce qu'il est au service de la Compagnie (R.Scott), mais devient un camarade à l'humour paramétrable, qui choisit en conscience de partager les risques de l'aventure.

interstellar movie

Trailer OST

Atua sauvage

atua sauvage 2014
Atua sauvage

More about Atuas from 1990

Ordinary life Armstrong/Guénolé

OrdinaryLife-ArmstrongGuénolé-PolGuezennec14
Ordinary Life 14 Armstrong/Guénolé

Ordinary Life ( 14, 15, 16...) est un programme de diaporama qui juxtapose deux images choisies aléatoirement dans un ensemble, créant des relations et interactions imprévisibles mais intéressantes.

Page de Ordinary life

Hélène de Euripides par Karantzas

Hélène de Euripides mis en scène par Dimitris Karantzas dans le théâtre d'Epidaure

Un extrait de "Hélène" de Euripides mis en scène par Dimitris Karantzas dans l'ancien théâtre d'Epidaure le 5 juillet 2014. Tous les samedis durant l'été, des relectures de tragédies grecques par des metteurs en scène contemporains sont proposées.

Video sur Youtube

Yann Le Guennec in memoriam

Yann Le Guennec Paysage des erreurs 2014 Yann Le Guennec Paysage des erreurs 2014

Disparition triste et soudaine de Yann Le Guennec à 45 ans. Il faisait partie de mon paysage mental (je l'ai déjà évoqué dans ces colonnes) et j'aurais aimé voir ce qu'il allait encore inventer. Grand expérimentateur de PHP, ses images, modifiées par la technologie qui les donne à voir, ainsi révélée en temps réel, non seulement dans son concept, mais aussi dans la réalité de son matériau, sont ce que je connais de meilleur par ici en matière d'art numérique. "Par ici" car il n'élude pas du tout l'aspect local, utilisant simplement les alentours d'où il vivait, tout en pensant global. Travail donc à la fois simple, complexe et profond. Et ample. Il laisse une oeuvre importante, en quantité, en qualité, en pertinence, en actualité, en largeur de vue, dont ni les circuits officiels de l'art, ni les chantres de la culture locale n'ont pris la mesure, comme d'habitude. Par contre, de nombreux habitués des réseaux numériques de la création le connaissent et le re-connaissent, souvent sans l'avoir rencontré IRL (in real life). Allez VOIR : http://www.yannleguennec.com/. Mes respects...

Gerhard Richter Vs. Théodore Rousseau

Museumrandom Pol Guezennec 2014 gerhardRichter Vs. TheodoreRousseau
Museumrandom Gerhard Richter Vs. Théodore Rousseau

La page de Museum random

Atua sauvage Requista

Atua sauvage Requista Pol Guezennec 2014
Atua sauvage Requista

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Pieter De Hooch vs. Peter Halley

MuseumRandom-Pieter De Hooch vs. Peter Halley, Pol Guezennec 2014
Museum random - Pieter De Hooch vs. Peter Halley

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Atua sauvage Pompidou

atua sauvage georges pompidou, polguezennec 2014
Atua sauvage Pompidou

Anywhere


Anywhere

Image intermédiaire

la nuit du chasseur, photographie, Pol Guezennec 2014
la nuit du chasseur, photographie

De la survie dans l'espace

SAINT ABSALON PRIEZ POUR NOUS

Une oeuvre de Absalon sur le site de l'Ecole Supérieure d'Art de Cergy-Pontoise, qui l'a formé.
www.ensapc.fr
http://www.attitudes.ch/expos/gygi/absalon/
www.attitudes.ch
http://www.attitudes.ch/expos/gygi/absalon/
www.attitudes.ch

Antenne 2 fait dans le publi-reportage1 furtif. Ce lundi soir on nous annonce la nouvelle mode à NY: des logements dans des petits casiers de 9 mètres carrés avec lit pliant, table de cuisine pliante, tout pliant, pour faire se succéder dans le même espace les fonctions indispensables d'un logement, autrefois étalées sur plusieurs pièces, par exemple dans un F3 de HLM, dans un gaspillage coupable de ressources.

"Ce sont les jeunes qui veulent ça, explique l'architecte, ils s'en fichent d'avoir de la surface, ils veulent être dans le mouve, là où ça se passe, dans les grandes villes, et la surface n'a plus d'importance pour eux". Monsieur l'architecte, avec sa barbe de Father-Pilgrim, connait bien les jeunes et sait bien ce qu'ils veulent.

Accessoirement il y a aussi une autre petite raison: une loi interdisant de construire aux USA des logements de moins de 15 mètres carrés vient tout juste d'être abrogée. Cette abrogation ouvre, nous dit officiellement le journaliste A2, "un marché prometteur pour les entreprises!". On se croirait sur BFM. Voilà le retour de la "publicité clandestine", concept des années 70 qui avait fait l'objet, à l'époque, d'un grand élan citoyen et vertueux d'éradication.

Quid de la réflexion sur l'espace vital?  Quid de l’urbanisme? Pourquoi a-on abrogé cette loi?  Sur quel principe reposait-elle? Pourquoi ce principe est-il aujourd'hui dépassé? On est pas sur une chaîne publique? Je me suis trompé de bouton ou quoi?

Ah! Super! Voici le retour de la croissance économique appuyée sur la décroissance de l'espace vital. Tour de passe-passe télévisuel. Enjeu: un studio "normal" se loue 1500 euros à NY. Alors, pour ceux qui n'ont que 1000 euros, il faut bien pouvoir leur louer quelque chose, il y aura les appartements-cabines. On trouve toujours un ou deux jeunes qui sont contents pour appuyer les propos de l'architecte promoteur; mais évidemment aucun qui y habite depuis 3 ans... On empilera les caissons les uns sur les autres, et ça pourra même ressembler à un vrai HLM, que demande le peuple? 

Comme d'habitude un artiste était au coin du bois en avant-garde, il y a une trentaine d'années. Absalon, qui exposait comme sculptures/espace des caissons d'habitation ramenés au minimum pour assurer les fonctions vitales, les toilette dépliantes prenant la place de la table du repas avant de se transformer en lit, etc… Il construisait cela à la main en aggloméré, pint en blanc ça faisait penser à une capsule spatiale, froidement éclairée par un unique tube fluorescent comme dans les kebabs.

A l'époque, c'était déjà la crise, mais ça faisait science-fiction, module minimum du survie aux confins glacés de la galaxie.  Eh bien voici venu le moment d’entrer en vrai dans cet avenir radieux. Bientôt le cercueil avec iPad intégré… c’est le progrès, qui, comme dit P.Meyer, fait rage.

Le même syndrôme d'adaptation à la société tout-économique, déjà entendu chez France-Inter, se manifeste sur cette chaîne publique de télé. Commercialisation enthousiaste, + de chiffres! + de prix! sous couleur de modernisation. Ça doit être aussi la faute des jeunes qui préfèrent ça comme ils préfèrent, selon l'architecte du reportage, vivre dans deux mètres carrés parce que c'est plus moderne 2 . Le non-dit: impensable que le marché recule, impensable qu'on oblige les propriétaires à louer à des prix décents des surfaces décentes, ça fait vieille gauche, on n'est pas chez Staline tout de même, Oh, la la !...  Manquent plus sur le plateau que Mr et Mme Ténardier , chers amis bonsoir, entrez donc, asseyez-vous, nous avons beaucoup à apprendre de vous.

[1] Un publi-reportage est un reportage effectué en "traînant les pieds" par les journalistes dignes de ce nom, à la demande d'un client qui a déjà acheté beaucoup d'emplacements publicitaires dans le media; il est alors devenu impossible de lui refuser un article dans la catégorie "information normale". Et depuis longtemps déjà les commerciaux, écran de fumée en bandoulière, revendiquent, d'appeler la réclame de l'"information commerciale".
[2] Rétrécissement à recouper avec les "emplois-passe-temps-pour-jeunes" analysés par Naomi Klein ...
[3] Mr et Mme Ténardier sont les cupides infâmes qui prennent en pension la petite Cosette, l'exploitent, ruinent sa mère, la poussent à la prostitution et enfin au suicide, dans "Les misérables" de Victor Hugo. Lequel eût été bien épaté si on lui avait dit qu'il écrivait de la science-fiction.

2013

Impulsions #2

imPULSions #2 aura lieu le Vendredi 8 Novembre à la MJC de Kerfeunteun, à Quimper, à 20:00. Patrick TALOUARN et Hélène SCOAZEC improviseront en dessin, ensemble, sur un support de 3m x 1,5m, sans répétition ni arrangement préalable. Didier TALLEC improvisera en musique avec instrument et ordinateur. Robert JOUBIN, qui signe la mise en scène, lira des extraits des "Rencontres avec Bram Van Velde" de Charles JULIET, ce texte balisant l'action en cours. Sniéjana COLAS (photo) et Renaud MARTINEZ (video) sont conviés à documenter en toute liberté la performance.

imPULSions #, sur un concept de Robert JOUBIN, a le potentiel d'une série qui fera se rencontrer des artistes de différents horizons dans une situation unique. Après le N°1 en 2011 et quelques vissicitudes, voici le N° 2 !

Blog de impulsions #

Sam, 05 Oct 2013 14:30:15 +0000

Caravane

caravane preview

Piranese vs. eBoy

Piranese vs. eBoy, museumRandom, Pol guezennec 2013
Piranese vs. eBoy

La page Museum random

Atua sauvage, Saumur

Atua sauvage, Pol Guezennec 2011
Atua sauvage, Saumur

Atua sauvage Chaumont

Atua sauvage, Pol Guezennec, 2011
Atua sauvage, Chaumont

Un aérolithe dans la représentation

J'ai commencé une réponse aux commentaires publics des images de R.Drouhin sur Fubiz.net. Mais comme cela devenait un peu long pour figurer en tant que commentaire, voici ici :)

Reynald Drouhin, Landscapes with geometric fragments, 2013
Reynald Drouhin, Landscapes with geometric fragments, 2013

Bon. Une forme est découpée et retournée dans l'image. Cette forme est un volume représenté en isométrie, ou axonométrie, un type de perspective abstrait plus utilisé par les architectes et designers que par les photographes. Dans cette perspective isométrique, l’objet est représenté d’une manière qu’on ne peut jamais voir en réalité... Les photographes travaillent naturellement dans la perspective de l'espace naturel, avec un horizon, dont on remarquera qu’il est toujours visible dans la série de photos. Il y a donc la confrontation de deux langages différents dans la même image
1) l’isométrie du dessin d’archi ou industriel, langage de description non réaliste
2) la perspective de l’espace réel et son horizon toujours visible, qui correspond à la manière dont on voit en tant qu’humains. S’il y avait des routes et des grands volumes, leurs lignes de fuite iraient vers cet horizon, nous permettant de nous situer dans l’espace (loin de l’horizon, en l’occurrence).
Si on regarde bien cette différence de langages, on sent la friction entre un espace réaliste et un volume abstrait.
C’est ainsi que, si la manipulation n’est pas nouvelle après un siècle d’histoire du collage, elle prend ici un sens supplémentaire.

RD choisit des paysages sans trop de point de fuite visible (à part un peu dans le pont, mais le point de fuite est hors de la photo), avec des réflexions dans l’eau, où la couleur et la lumière se déploient, comme sur une surface (celle de l'écran de cinéma, celle du tableau de pinture de paysage). Il choisit des cadrages qui ont tendance (visuellement) à s’aplatir, bien qu’on sache (intellectuellement) que c’est profond jusqu’à l’horizon : reflets etc.

Je rattache cela évidemment à l’histoire de l’art via l’histoire de la peinture et celle de la représentation de l’espace. La perspective à points de fuite a dominé l’art occidental pendant toute la renaissance, en tant qu’équivalent intellectuellement réaliste de la vision. L’invention de l’appareil photo est venue automatiser une représentation qui auparavant devait être dessinée. En exagérant un peu, disons que la photo était inventée depuis longtemps dans la peinture, bien avant qu’on soit capable de fabriquer une machine capable de faire de véritables photos. En plus l’histoire de la perspective est contemporaine des grandes conquêtes réelles de l’espace géographique par l’occident chrétien, qui aboutissent pêle-mêle à la conquête de nouveaux territoire, l’assujettissement des peuples autochtones, le commerce triangulaire, le colonialisme, etc. Ni Byzance, ni le Moyen-orient ni l’Asie, ni l'Amérique conquise, ni les esquimaux, ni, ni, n’ont eu besoin d’inventer un espace « réaliste » à points de fuite comme les peintres occidentaux de la Renaissance.

Aussi cette forme est-elle un objet étranger à la représentation de paysage, de par la perspective utilisée, et c’est la première idée, visuelle, de RD, premier constat sur lequel on peut s’accorder. Ce n’est pas une question d’opinion, c’est un fait.

C'est un autre fait que cette forme est pourtant revêtue de la lumière et des couleurs du paysage, puisque c'est un simple morceau découpé dans la photo, inversé. Là est la surprise et l'intérêt de l'opération. L'aspect très réaliste qu'a par nature la photographie (tant qu'on généralise bien entendu), est perturbé, nié, parasité, mais aussi complété peut-être, par une forme telle qu'on ne peut jamais la voir réellement (mais on peut la penser, et la dessiner ainsi), pourtant revêtue des couleurs sensibles de la réalité. C’est le 2e constat sur lequel on peut s’accorder, objectivement.

Cette forme est vraiment étrangère à la scène dans laquelle elle est, tiens tiens…

On oublie difficilement une fois qu’on l’a vu un monolithe aussi parfait que le monolithe étranger du film de science-fiction « 2001 l’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick, sorti en 1968. Dans le film nos ancêtres les singes passent la journée à se gratter, jusqu’à ce que s’installe dans le quartier un monolithe immobile, lisse, noir, vertical. Il semble ne servir à rien et le temps continue à passer, jusqu’à ce qu’un des singes ait l’idée de prendre un os pour taper sur un congénère: invention de l’outil, multiplication de la force, le film passe en un raccourci formidable de l’outil os à l’outil vaisseau spatial. Après quelques centaines de milliers d’années d’évolution aboutissant au voyage dans l’espace proche, un nouveau monolithe est détecté… enterré sous la surface de la lune. Le monolithe est une sorte de guide, de flèche venant indiquer quelque chose aux humains à des moments clefs. On n’oublie pas cette parfaite sculpture minimaliste, énigmatique, incassable et impénétrable, quand on a vu le film (un des chefs d’oeuvre du cinema).

C’est un cousin de ce monolithe qui est ici dans le paysage, mais pas avec son revêtement type pierre tombale au traitement industriel, cette fois avec d’autres habits, sortant d’un autre film de science-fiction kitsch beaucoup moins remarquable, « alien vs. prédator » (!) ou le méchant sait se rendre invisible en reflétant… les couleurs et les lumières qui l’entourent. Seul son déplacement trahit sa présence.

Assez vieux pour être à peine monté sur un skate, n’éprouvant donc aucune nostalgie vis-à-vis de cet objet ; mais pas assez pour avoir vu « 2001 » à sa sortir en salle ;-) je remarque que c’est le même traitement, celui d’une meta forme, d’une forme comme principe, peut-être d’un symbole, qui est appliqué, d’une part à un objet typique d’une société oisive de la fin du XXe siècle, et d’autre part à l’objet le plus rapidement réaliste que nous puissions envisager en matière de représentation du réel, la photographie.

Tout mélangé avec Hubble

Participer au projet "Stardust portraits" de Sergio Albiac consiste à lui envoyer un portrait photographique qui sera mixé avec des images du téléscope Hubble. Les résultats nombreux sont exposés sur le compte Flickr de Stardust portraits.

Par jeu, je lui fais parvenir cette image “dots” pol dots
Et voici le résultat:

stardust portrait de Pol Guezennec par Sergio Albiac 2013 stardust portrait de Pol Guezennec par Sergio Albiac 2013

Sitcom Hqm pl.XXXVIII

Hqm sauvage par Yves Pazat
Hqm sauvage par Yves Pazat

Après un très long sommeil, publication de la Planche 38
des Hqm sauvages, contributions extérieures individuelles au projet Sitcom Hqm.

Sunrise in hand @korinasrooms

sunrise in hand @korinasrooms Milos
Sunrise in hand@korinasrooms Milos

Camera obscura: sunrise in hand@korinasrooms Milos, web page.
Video seule: http://vimeo.com/46141419

Scintillations pour Wander Web TV

Version video de "Scintillations@Mandrakia" (pour grand écran) pour Wander web Tv de Tamara Lai

scintillations, Pol Guezennec 2013Version web , collage html

Sky EM


My remake of eM beautiful processing sky seen at her Vjing demo @ festival "Les hivernautes", Quimper, 2013

Voir le programme en [pjs] qui sera directement calculé par votre ordinateur (meilleure qualité d'image, pas de compression).

EM

  1. vjemtv.net
  2. emtv.vjfrance.com/
  3. 1minute69.com/

This is your world

This is your world, photographie, Pol Guezennec 2013
Thisisyourworld, image numérique

Curlet vs. Drivier

Curlet vs. Drivier, Pol Guezennec 2013
Museum random, Curlet vs. Drivier

Wander web TV à Novi Sad

wander_web_tv by Tamara Lai
wander_web_tv by Tamara Lai
Tamara Lai: On June 6, Wander WEB TV was presented in Cultural Center of Novi Sad, SERBIA:

http://ac-novisad.org/news_display.php?ndx=246

American Corner :: Novi Sad .- Program on the latest achievements in the field of video art and presentations of works by video artists around the world will be organized at the American corner again this Thursday. This time, the program host Andrei Tišma will present online project "Wandering web television" by Belgium artist Tamara Lai....

Lotissement social

"lotissement social", Pol Guezennec 2013, image numérique
"lotissement social", image numérique

Merci à Hervé Le Nost, organisateur à Eesab-site de Quimper, et Jean-Christophe Romain, formateur, pour l'intéressante "mise en route" sur Blender

Airport sur Wander Web TV

"Airport" programme de 2011, est intégré au site "Wander web tv" de Tamara Lai, sous forme d'une video d'une minute. wander_web_tv by Tamara Lai
wander_web_tv by Tamara Lai

La page de "Airport", version web light avec 9 images.

Happy new year

Animated greetings card, best fullscreen (pc F11), clic :
— 640px :  tablets, smartphones
— 1200px : computers, laptops

happy new year, Pol Guezennec 2013


2012

Open coffe art numérique à la fondation Leclerc

Annonce sur web2.9 - Annonce sur Silicon Kerné

open coffee art numérique, 19 Décembre, fondation Leclerc Open coffee art numérique, 19 Décembre, fondation Leclerc

Après la visite de l'exposition Yann Kersalé au fond culturel Leclerc, présentation de ses peinture numériques par Dominique Jézéquel, et de Lascaux3.0 par moi-même.

Un événement organisé par l' AFEIT, le Pays de Morlaix, Télécom Bretagne, la Technopôle Brest-Iroise et Silicon Kerné.

Museum random: Gasiorowki vs. Von Menzel

Museum random Pol Guezennec GasiorowskiVsVonMenzel
Gasiorowski vs. Von Menzel

Page Museum random

Projet Octopus pour une exposition en ligne

projet Octopus, pratiques et numérique, 2012-2013, Ecole des Beaux-arts, Montpellier
Projet Octopus, pratiques et numérique, 2012-2013, Ecole des Beaux-arts, Montpellier

Article sur Poptronics, Colloque à l'Ecole des Beaux-arts de Montpellier, Page Fb du projet “Annonçant et accompagnant le colloque "Formes et processus des pratiques artistiques dans la culture numérique" qui se tiendra le 26 & 27 novembre 2012 au Centre Rabelais à Montpellier, le Projet Octopus est créé par pratiquesetnumerique.com de l'Ecole des beaux-arts de Montpellier. Nous avons invité des artistes et des chercheurs à construire une exposition qui est un processus de forme tentaculaire, se passant entre boîtes de messagerie croisées et en ligne, sur une googlecarte.” http://www.pratiquesetnumerique.com/projetoctopus.php Afficher Exposition Projet Octopus // pour une exposition en ligne // towards an online exhibition sur une carte plus grande

Museum random: Konrad Witz vs. Tom Wesselman

Konrad Witz vs. Tom Wesselman, museum random, still, Pol Guezennec 2012
Konrad Witz vs. Tom Wesselman, Museum random still

Page Museum random

Museum random: Kirchner vs. Giotto

Kirchner vs. Giotto, Museum Random, still, Pol Guezennec 2012
Kirchner vs. Giotto

Page Museum random

Lascaux 3.0 les intrus(es)


images Nathalie Gaouyer

Amusantes intrusions dans la projection de Lascaux3.0 au cours de l'exposition “Quoi de neuf?”, Septembre 2012.

Cliquer sur les images pour voir la page Lascaux3.0-les-intrus, diaporama auto refresh 6s.

Impluvium à Molène

à Dan Le Coze en souvenir d'un début de matinée très humide mais néanmoins amical.
impluvium à Molène, animation
Version 1 en 800 x 450 son mp3 sur www.polguezennec.fr

Et voici la version 2  avec un son généré par le programme.

  1. en 320 x 240 sur www.openprocessing.org: c'est le moins gourmand en ressources pour l'ordinateur Evolution depuis la publication de cet article: désormais les navigateurs vous obligent à inscrire le site hôte comme "exception de sécurité" dans les préférences de java, et parfois aussi dans les préférences de plug-ins du navigateur. Ici, "openprocessing.org"]
  2. En 1280 x 640 sur www.polguezennec.fr. Celui ci est assez gourmand et tournera bien sur des ordinateurs récents, il faudra parfois mettre à jour Java. La page peut mettre une minute à s'afficher complétement. [désormais les navigateurs vous obligent à inscrire le site hôte comme "exception de sécurité" dans les préférences java. Ici, "polguezennec.fr"]

Touriste !

« Touriste ! » rassemble et utilise des notes de voyages. Peut-on encore être autre chose que touriste? Ou pas seulement? Comment rester voyageur, alors que l'acheminement est si rapide (quand tout va bien) et le séjour de plus en plus court? Eventuellement lesté d'un guide qui nous dit où manger et où acheter des cartes postales? Que vaut aujourd'hui cette expérience? A-t-elle encore une dimension culturelle ou artistique, ou est-ce qu'on se raconte des histoires? A l'inverse, doit-on considérer cette expérience comme un souvenir standardisé forcément plus ou moins identique d'un touriste à l'autre (nous somme nombreux déjà à prendre les même "vues") par nature inintéressant dans un contexte artistique? Nous ramenons 20 fois plus d'images qu'avant, prise de plus en plus vite, et moins de dessins. Comment les regarder, les montrer, les trier, voire les consommer?
Autour de ces questions...

Voir la page « Touriste !»www.polguezennec.fr/tourist/

Tangentes : Muriel Bordier Tamara Lai

Lascaux 3.0 stills


Article publié au moment de l'exposition "Quoi de 9 ?" incluant la projection de Lascaux 3.0

Lascaux3.0 still 20120824 Pol Guezennec Lascaux3.0 still 20120824

Lascaux3.0 est un programme de projection d'images qui utilise l'aléatoire pour combiner divers éléments artistiques personnels et collectifs. Les images, n'ayant pas de fond, peuvent se superposer selon toutes les configurations proposées par le programme. Elles sont présentes à la fois comme signes et comme matériau combinable. Pour l'essentiel, ce sont des éléments graphiques issus de travaux précédents, des références historiques familières ou récurrentes, des citations visuelles, puis d'autres éléments rencontrés par la suite  qui m'ont donné envie de leur laisser jouer un rôle dans cet espace-temps particulier. Lascaux 3.0 projette environ 300 images différentes. Les combinaisons sont infinies (300x300x300), le rythme est également modulé par l'aléatoire, de sorte que la projection infinie n'est jamais identique ni en contenu ni en rythme. L'informatique sert ici à démultiplier les possibilités, avec une efficacité supérieure à la simple imagination. Accessoirement, ce programme a la même puissance de feu qu'une vidéo (24 ou 30 images par seconde), mais chacune de ces images peut aussi être considérée dans sa forme statique, et certaines, imprimées le cas échéant. Lascaux3.0 a donc plus à voir avec le dessin et la peinture, qu'avec la télévision ou le film, bien que cadencé à une vitesse comparable.

Le développement de Lascaux3.0 s'est échelonné de 2009 à 2012. Une première version web de 2009 est toujours visible ici *; mais elle n'a pas donné pleine satisfaction lors de projections réelles, au-delà de l'écran d'un ordinateur. Aussi elle a été "doublée" en 2011 d'une seconde version Processing (java) plus puissante, qui fait parfaitement face aux contraintes des projections. Cette seconde version a encore fait évoluer le programme, de sorte que les deux versions aujourd'hui sont légèrement différentes dans le détail du comportement des éléments.

* Il y a aussi des versions plus lentes accessibles depuis la page Lascaux3.0.

Exposition "Quoi de 9 ? "

Quoi de 9? exposition du 15 au 30 Septembre 2012, théâtre Max Jacob, Quimper
Quoi de 9? exposition du 15 au 30 Septembre 2012, théâtre Max Jacob, Quimper

9 Artistes/enseignants des cours publics Eesab-quimper : Nicole Blouet, Sylviane Colin, Nathalie Gaouyer, Pol Guezennec, Sheilla Laclusse-LeNost, Sylvie Le Gac, Hung Rannou, Hélène Scoazec, Patrick Talouarn.

La strada


La Strada, diaporama auto + snd, 2:30, cliquer sur l'image

Dans le RER entre Athènes et l'aéroport Venizelos. Les panneaux de publicités le long de la voie et de l'autoroute sont tous vides ; on dirait des sculptures monumentales d'Ed Rusha.

Neil Armstrong's unemployment

Un dessin de 1995 intitulé "Neil Armstrong's unemployement" (J'imaginais, dans les années 90, Neil Armstrong licencié de la NASA et à la rue, vivant sous une tente en bâche de plastique. Neil Armstrong's unemployement, 1995, encre de chine sur papier, 25 x 25 cm
Neil Armstrong's unemployement, 1995, encre de chine sur papier, 25 x 25 cm

archive Le dessin dans l'Historique

Lascaux 3.0 stills

"Stills" du programme Lascaux3.0 remanié 2012, dernière version


Lascaux3.0 still 20120824

voir la page

Atua sauvage Venizelos


Atua sauvage Venizelos

More about Atuas s. 1990 

Kalo kairi @ piso thalassa


Kalo kairi @ Piso Thalassa 

somewhere between Byzance & Murano

Scintillations

Scintillations, Pol Guezennec 2012
Scintillations

page scintillations 3 videos en série.

Naomi Klein:
emploi passe temps pour jeunes

Naomi Klein, “No Logo” p.357 (publié en 2000)

Le travail de (pour les) marques: des passe-temps plutôt que des emplois.

Bien qu'une catégorie de sociétés de biens de consommation ait transcendé le besoin de produire ce qu'elles vendent, les multinationales, même les plus légères, n'ont pu jusqu'à maintenant se libérer complètement du fardeau de la main d'oeuvre. Si le production est déléguée à des entrepreneurs, la vente de ces objets de marque nécessite des commis, surtout en pleine croissance du commerce au détail. Aussi, dans le secteur des services, les grandes marques cultivent l'art de passer outre la plupart des engagements courant dûs aux employés, prétendant que, puisque leurs commis ne sont pas des travailleurs légitimes, ils n'ont pas vraiment besoin de sécurité de l'emploi, de salaires décents et d'avantages sociaux, ou ne les méritent pas.

— (C'est moi qui souligne, c'est tellement typique du discours qu'on nous a servi, toujours officieusement toutefois)

La plupart des grands employeurs du secteur des services administrent leurs employés comme si leurs besoins de base, tels le loyer ou la charge d'un enfant, ne dépendaient pas de leur salaire. Les employeurs de la vente au détail ou des services ont plutôt tendance à considérer leurs employés comme des gamins: étudiants à la recherche d'un emploi d'été, d'argent de poche ou d'un moment de répit avant d'entreprendre une carrière plus épanouissante et plus lucrative.
— (Ou encore jeunes artistes en attente de la consécration et de la Gloire qui viennent immanquablement à point à qui sait attendre, comme tout le monde le sait ;-)

Autrement dit, des emplois formidables pour des gens qui n'en ont pas réellement besoin. Ainsi, le centre commercial et le supermagasin ont donné naissance à une sous-catégorie d'emplois bidons en pleine expansion — le crétin qui prépare le yahourt glacé, celui qui presse des fruits chez Orange Julius, le préposé à l'accueil chez Gap, l'«associé aux ventes» chez Wal-Mart, toujours heureux grâce au Prozac, postes qui sont, c'est bien connu, instables, mal rémuréré et à temps incroyablement partiel. (Voir tableau 10.1, Appendice, page 717).

— (Tiens, tiens... :-)

Ce qu'il y a d'alarmant dans cette tendance, c'est qu'au cours des deux dernières décennies, l'importance relative du secteur des services en tant que générateur d'emplois a monté en flèche. Le déclin dans le secteur de la fabrication, ainsi que les vagues de licenciements dans le secteur public, ont engendré une croissance spectaculaire du nombre d'emplois de services, à tel point qu'aux États-Unis, les services et la vente au détail représentent maintenant 75 pour cent des emplois.(voir tableau 10.2, page 361.) Aujourd'hui il y a quatre fois plus d'américains pour vendre des vêtements dans des boutiques spécialisées et des grandes surfaces, que pour les coudre ou les tisser, et Wal-Mart est non seulement le plus grand détaillant du monde, mais aussi le premier employeur du secteur privé aux États-Unis.

Malgré ces changements, la plupart des chaînes de marques de vente au détail, de services et de restauration préfèrent porter des oeillères et répètent inlassablement que leurs emplois sont des passe-temps pour les jeunes.

— ( ! )

Peu importe que le secteur des services soit plein de travailleurs maintes fois diplômés, d'immigrants incapables de trouver des emplois dans le secteur de la fabrication, d'infirmières et d'enseignants mis à pied, et de cadres moyens victimes d'une réduction d'effectifs. Peu importe, également, que les étudiants qui ne travaillent pas dans le secteur de la vente au détail ou dans un fast-food - et il y en a beaucoup - écopent de frais de scolarité plus élevés, reçoivent peu d'aide financière de leurs parents et du gouvernement, et doivent rester scolarisés plus longtemps. Peu importe que, dans l'alimentation, la moyenne d'âge de la main-d'oeuvre soit en hausse constante depuis 10 ans, et que la moitié des travailleurs ait plus de 25 ans.(Voir tableau 10.3, Appendice page 717.) Ou qu'une étude ait révélé qu'en 1997 au Canada, seulement 25 pour cent des travailleurs de la vente au détail (cadres non compris) étaient au service de la même société depuis 11 ans ou plus, et que 39 pour cent avaient entre 4 et 10 ans d'ancienneté. C'est beaucoup plus long que le séjour d'Al Dunlap, surnommé «la tronçonneuse», à la direction de la société Sunbeam. Mais peu importe tout cela.

Chacun sait qu'un emploi dans le secteur des services est un passe-temps, et que la vente au détail est un secteur que les gens choisissent pour acquérir de l'expérience, et non pour gagner leur vie.

Ce message fait partie intégrante de la vie des caissières ou des vendeurs de plats à emporter, qui se sentent toujours de passage, même après une décennie de McJobs. Brenda Hillbrich, qui travaille pour la chaîne Borders books and music, à Manhattan, explique la difficulté de réconcilier la qualité de son travail avec un sentiment de réussite personnelle: « On est aux prises avec ce dilemme: “Je vaux mieux que cela même si je ne trouve pas d'autre emploi”. Alors on se dit: “C'est temporaire; je vais trouver quelque chose de mieux”.» Cet état infériorisé d'itinérance perpétuelle a fait l'affaire des employeurs du secteur des services, leur permettant de geler des salaires et d'accorder peu de lattitude à la promotion — Ce n'est pas la peine d'améliorer les conditions de travail puisque ces emplois sont, aux yeux de chacun, temporaires. Jason Chappell, commis chez Borders, dit que les chaînes de vente au détail font des pieds et des mains pour renforcer ce sentiment d'initérance chez leurs travailleurs, afin de protéger cette formule très rentable. « La compagnie fait tellement de propagande pour nous convaincre qu'on n'est pas des travailleurs, qu'on fait autre chose, qu'on n'appartient pas à la classe ouvrière[...] Tout le monde s'imagine appartenir à la classe moyenne, même en gagnant 13000 dollars par année

...Transforme Youtube et Amazon en des endroits blanc, propres et beaux

Eh pis tiens! Puisqu'on en est au chapitre du désagréable, voici les extensions que j'utilise avec Safari (le navigateur) pour me débarrasser des pollutions visuelles et intellectuelles qui gigotent dans tous les sens :

 Ce sont des "extensions", de petits programmes complémentaires, sans danger, qui font chacun un truc simple: débarrasser Youtube, Facebook, ou autres, des publicités et des "ads" (envoyés en recommandé par... Google!) divers qui font ressembler l'écran à une décharge publique, ou les petits bandeaux d'annonces qui n'ont rien à voir et qui barrent sur YouTube la video qu'on veut consulter. Ne pas oublier que des publicitaires ont même pensé à mettre des pubs sur des cigarettes, même s'ils ne l'ont pas fait finalement. Ils en mettraient sur le cadavre de leur mère, si on les laissait faire. Vous pouvez très probablement trouver ces extensions de santé publique, ou un équivalent, pour votre navigateur préféré, cherchez avec "extensions..." Du coup, le monde est plus calme, on peut juste mieux faire ce que l'on a à faire. Merci, les gars !

Youtube-mp3 attaqué par Google

Le collage bientôt illégal ?

Le site de conversion www.youtube-mp3, qui permettait d'extraire la bande sonore de clips musicaux diffusés sur Youtube, est attaqué par Google (Youtube appartient à Google). Encore un épisode de la guerre pour le contrôle des contenus, des tuyaux et des profits d'abord, de la pensée ensuite. Bientôt, on n'aura même plus le droit de découper des magazines.

Allons-nous risquer la prison pour avoir fait des collages avec des ciseaux et de la colle à papier ? Atteintes au copyright, à l'image, destruction des intérêts commerciaux de l'éditeur et des annonceurs, détournement d'“information commerciale” en bande organisée, modification illégale de contenus intellectuels, brouillage hooliganesque de la propagande officielle, piratage malveillant d'offres commerciales, destruction délibérée d'images mentales...

Pour l'instant le service est désactivé. Clarification par les responsables de Youtube-mp3:

Traduction de l'article de Youtube-mp3
(Les allemands de Youtube-mp3 s'excusent de la qualité non académique de leur anglais. Ici, de plus, j'ai fait passer leur article par le traducteur de... Google. Indulgence requise donc pour la syntaxe):

Le différent a fini par se régler et on peut toujours utiliser www.youtube-mp3.com

Les murs baladeurs (lieu commun, sculpture sociale)

“Repeints” à la Librairie-et-curiosités

Les murs baladeurs, "Repeints", exposition Librairie et Curiosités, 16.06/07.07 2012

Les murs baladeurs, "Repeints", exposition Librairie et Curiosités, 16.06/07.07 2012

  1. Les repeints
  2. Les murs baladeurs, page d'historique
  3. Blog des murs baladeurs par Mikaël Kersuzan
  4. Librairie et Curiosités, Quimper

IKIstanbul’da

IKIstanbul'da is a page randomly picking 2 images in a folder and displaying both.

  IKIstanbul’da on line, refresh 15s..

Damien Hirst on vacations

Damien Hirst on vacations, Pascale, Pol Guezennec 2012 Fatos dotted Pol Guezennec 2012 Fatos dotted Pol Guezennec 2012

On dirait que Damien Hirst a besoin de vacances: portraits Dots

Art brut

André Robillard's gun
André Robillart, arme

En préparant une communication sur l'Art brut dans le cadre de la « Semaine de la Santé mentale », une page qui regroupe quelques notes et liens, mais surtout les liens de la revue 303 consacrée à l'"Art brut, outsider et modeste", listés pour une consultation plus facile.

Voir la page

Keywords: Art brut, André Robillart, semaine de la santé mentale

Op.cit

Quelques minutes video du principe de fonctionnement du programme Op.cit, petit florilège de fragments littéraires collectés au fil du temps . Les images sont floues à cause de la compression video.

 Page Op.cit. Base Op.cit

Pouêmes : "A l'oeil", 1999, reloaded

Pol Guezennec - Pouêmes - "A l'œil", 1999 Xtranormal, le site qui proposait de faire lire un texte par un robot en 3D, a fermé. Il espérait commercialiser cette formule, notamment auprès des enseignants, les profs faisant alors interpréter le texte du cours par une créature virtuelle à la diction beaucoup moins inventive, quel que soit le cas de figure). C'est la dure loi de la jungle économique.

Exit l'interprétation appliquée et scolaire de mes "pouêmes" par une créature en 3d, Flûte de Zut! Alors...

pouêmes

2016: le site n'avait pas complètement sombré et réapparaît sous le nom de nawmal.com

Exercice d'admiration: Nathaland

nathaland exercice d'admiration Pol Guezennec 2011-2012

Nathaland est un programme de dessin automatique inspiré de la série "Pharos" de Nathalie Gaouyer. Le dessin est renouvelé toutes les 10 secondes.

Page Nathaland 2012

2011

Impulsions #1

Impulsion #1, mise en scène de Robert Joubin Impulsion #1 au Pôle Max Jacob, Quimper, une mise en scène de Robert Joubin sur des textes de Rainer Maria Rilke, musique Alexis Bocher, dessin Nathalie Gaouyer /Pol Guezennec, accueil et décors par les élèves de Robert Joubin, sur invitations seulement. Mais rebelote avec ouverture au public dans 3 mois un an pour Impulsion #2.

Blog de Impulsions #

Je ne suis pas photographe...

Oiron, 2011 Oiron, 2011

Exposition collective par Annick Lécuyer et UCJ, vern. Ven 02 déc, 19:00.
“ J e  n e  s u i s  p a s  p h o t o g r a p h e ”

Blog par Mikael Kersuzan

Hélène Scoazec Sheilla Laclusse Babette Le Gac Frederic Hubert Nathalie Gaouyer Sylviane Colin Annick Lécuyer Sylvie Le Gac Ana Vorgan Anne du Rest Milos Cvach Mickaël Kersuzan Hervé Le Nost Patrick Talouarn Agnès Le Bihan Bernard Collet Hélène Le Faou Jean-Pierre Le Bihan Flo Villacèque Didier Riou Marie-Michèle Lucas Elise Cuvelier Hung Rannou Pierre Thomas Nicole Blouet Aurélien Meunier Loran Gueguen Philippe Cam Didier Frouin-Guillery Claire Lucas Léa Mao Marie-Annick Richard Gaëlle Boubennec Pol Guezennec Maryvonne Le Bihan Chantal Bois Laëtitia Taupin

Mr Jean-Roger Pautonnier, directeur et l’équipe du service
ont le plaisir de vous inviter au vernissage

vendredi 2 décembre à 19h00
Exposition de photographies au service de l’Unité Chirurgicale de Jour de l’Hopital de Cornouaille à Quimper
exposition visible tous les jours de la semaine de 8h00 à 18h30.

Quimper Apero Codelab #11

apéro codelab # 11 chez Didier Tallec - photo Dieter Kik
apéro codelab # 11 chez Didier Tallec - photo Dieter Kik
Codelab, apéro Codelab #11, 2011
Codelab, apéro Codelab #11, 2011 | Télécharger le [PDF] du programme

Photographie aux abois

Le photojournalisme aux abois : Article sur paris-art N°363
Le crépuscule du photojournalisme : Article sur paris-art N°371

(...) Avec les réseaux numériques, un nouveau régime de vérité s'est imposé. Les images ne sont plus conçues de toute pièce par des professionnels patentés, elles sont diffusées, envoyées, reçues et réagencées en flux par tout un chacun. Le règne des professionnels vacille devant la masse des amateurs.

(...) S'arc-bouter sur une conception dépassée du photojournalisme, et accuser la presse de tous les maux, revient à ne pas voir que l'une et l'autre, qui ont toujours été solidaires, le sont encore aujourd'hui dans leur déclin. Le «scoop», le grand reportage, l'instant décisif, la grande presse illustrée, etc., tous ces éléments de l'information visuelle et journalistique d'hier n'ont pas franchi le seuil du XXIe siècle car ils incarnaient des valeurs économiques, sociales, idéologiques, cognitives, techniques et esthétiques — et supportaient un régime de vérité — d'un monde encore tellement proche et si terriblement lointain que la pensée s'en trouve désorientée au point de ne pas trouver meilleure expression que l'emploi des « mots grossiers ».

Lascaux 3.0 minutes video


lascaux3.0-20110912 from pol guezennec on Vimeo.

3:05 mn en video du programme Lascaux3.0

Page Lascaux 3.0

Lascaux 3.0 minutes video

0:58 s en video

Page Lascaux 3.0

Lascaux 3.0 minutes video

Lascaux3.0 AperçuVideo1 from pol guezennec on Vimeo.

44 s. de Lascaux3.0 en video

Page Lascaux 3.0

Lascaux 3.0 minutes video

Je me suis décidé à faire quelques enregistrements video de Lascaux 3.0, malgré la compression très néfaste à ce programme qui met en oeuvre des pixels "durs" avec beaucoup d'images.gif. C'est moins beau, à peu près comme la photo d'une peinture dans un quotidien, mais tellement plus facile à consulter.

36 s. en video

Page Lascaux 3.0

Yann Le Guennec: distributed exhibition project

yann le guennec yann le guennec

Yann Le Guennec propose distributed exhibition project: afficher une de ses images sur notre ordinateur, faire une photo de l'image et de son support/environnement, et la lui envoyer.Il intègre les contributions sur son site, réalisant par là une exposition multi-site (chez nous, chez lui). Une variation de plus sur le thème des croi(x)*sements divers, topologiques et main'nant chronologiques, où l'image est conditionnée de manière variable selon l'adresse IP du visiteur ou autres composants de programmes. La représentation (photo) du paysage (par ici) est confrontée,  marquée, modifiée, par les moyens qui nous la transmettent (ici informatiques), comme dans les films de guerre, où la représentation de l'espace est recombinée avec des données invisibles mais cruciales (Les films de sous-marins, par exemple, où la vision radar  de l'ennemi en approche alimente le suspense). L'intégration depuis quelques jours des représentations d'une époque reculée et prédigitale (picturales), étend encore l'amplitude de son travail et livre l'ambition du projet. Ambition qui répond assez bien à la définition donnée ci-dessous par Marin de Viry d'une oeuvre d'intérêt général (C'est moi qui place les deux en perspective, pas ylg). Laquelle définition est aussi en forme de croix ; mais laissons du grain à moudre aux biographes.

Site de Yann Le Guennec

Marin de Viry: une définition

Marin de Viry, 15 Juillet 2011, Le Monde.

D'abord, le scénario tendanciel dégradé : celui où nous sombrerons si les fossés culturels continuent de se creuser. Dans dix ans, quatre populations, de langue encore à peu près française mais socialement étrangères les unes aux autres, se regarderont avec l'air agacé d'un lama femelle qui croise un touriste. Elles n'auront plus aucune possibilité de fabriquer une culture commune. À la serpe, typologie de la catastrophe.

Segment 1: ceux qui tireront leur culture d'un mélange de master in business administration (MBA) à Harvard et de jobs pas pingres à Shanghaï. Corneille s'éloigne très vite de leur esprit et ils n'ont, au bout de dix ans dans les états-majors de société mondialisées, pas plus de chances d'aimer les beautés françaises qu'un turkmène de tomber sous le charme de Proust. Peut-être même moins, si j'en juge par le mépris pressé vis-à-vis de la culture française des expatriés que je croise parfois.

Segment 2: la cohorte des agrégés, les fondus de littérature, les amateurs d'histoire, les patriotes chafouins,les lecteurs de De Gaulle, etc., qui voient dans la culture française une contribution majeure à la civilisation universelle, tentent de la réanimer, et vénèrent ceux qui se succèdent au défibrillateur sans avoir encore réussi à faire repartir la vieille dame: Régis Debray, Richard Millet, Jean Clair, Alain Finkielkraut, etc. Ceux-là tentent de constituer un axe Bernanos-Jaurès pour que le beau manteau de cathédrales qui nous recouvre ne termine pas mité.

Segment 3:  les régionaux de l'étape, qui attendent surtout de la culture qu'elle enjolive leur intérêt de classe ou leur amour-propre collectif. Je mets dans ce segment aussi bien les bobos qui surpondèrent le métissage que les tenants d'une régionalisme exacerbé, les uns comme les autres adeptes d'un narcissisme de clocher.

Stimuli manufacturés

Enfin, segment 4: les victimes pures, consommateurs passifs et automatiques de stimuli manufacturés de la distraction correcte. Cela va des amateurs de télé-réalité aux fanatiques: le néant est un.

Ces segments étanches finiront par parler quatre français: le franglais pékinois pour les premiers, le français grand genre avec subjonctif imparfait pour le deuxième, un parler régional étanche (le parler Libé ou le patois savoisien..) pour le troisième, et le français approché façon SMS d'adolescents pour les derniers. Entre eux, rien, à moins qu'un génie, un Molière ou un Balzac, ne réussisse à faire communiquer ces langues.

Entre, d'une part, les évades fiscaux actuels et potentiels, élite qui englobe les mondialisés et ceux qui, encore accrochés à la culture classique, tentent de jouer de leur capital immatériel pour rejoindre les premiers et, d'autre part, les assignés à résidence nationale, pas d'anticipations communes possibles. Le destin de l'élite est décorrélé de celui du peuple, et donc les conditions de création d'une culture commune ne sont plus réunies. Il n'existe que deux leviers pour refabriquer un champ lexical et sémantique à partager: la langue et la citoyenneté. Voyez l'état de la langue (on est passé du sens au halo) et celui de la citoyenneté (l'honneur dominant est d'être un ennemi de la société).

Ensuite, le hasard. Nous ne sommes pas à l'abri d'une bonne surprise, car un athlète peut surgir et fabriquer de la culture, c'est-à-dire une forme persistante dans un maximum d'esprits. Il lui faudra se placer à l'intersection d'une croix avec une feuille de route assez simple : sur l'axe vertical, embrasser le passé et l'avenir les plus lointains possibles. Sur l'axe horizontal, toucher le maximum de contemporains. Les grandes croix rentrent dans le trésor de la tradition, lequel est patrimoine national et n'a pas d'étiquette sociale. Molière, merci de vous manifester.

Atua sauvage Seralia

Wild video outdoor version of studio's Atuas domestiques.

Atuas domestiques

Atua sauvage Kastro

Atua sauvage, Pol Guezennec 2011   Page Atua Kastro  Atuas domestiques

Turner reload

Turner Reload, Pol Guezennec 2011
Turner Reload, still

Le tableau du port de Brest par William Mallord Turner, encryspé, image fixe. Voir le programme en action sur la page Turner reload. 2015: "Il est devenu assez difficile de visualiser ces applets java dans un navigateur, etc..."

Une bonne minute de chargement. Sketch Processing, Java.

Philippe Dagen: T-shirt Monet

Tshirt Monet sur artprintclothing.com
Tshirt Monet sur artprintclothing.com

Quelques lignes qui réveillent, de Ph.Dagen dans "La haine de l'art".

... Il y a sur les circuits des tour-operators, le jardin de Giverny, comme il y eut le Moulin-Rouge et Montmartre. La concurrence et les intérêts économiques des communes et des départements poussant à la multiplication de tels cultes, il y a désormais Auvers-sur-Oise, l'itinéraire Van Gogh à Arles, les stations du chemin de croix cézannien à Aix-en-Provence. On y achète des images pieuses — cartes postales, catalogues, posters, CD-roms —, les vêtements sacerdotaux — teeshirts et foulards —,le vin de la nouvelle messe — la cuvée Pissarro ou le rosé Cézanne — et les burettes — des poteries à l'ancienne. On y expie en masse l'injustice commise jadis contre ces pionniers, ces explorateurs, ces conquérants. On y compatit au martyre de Van Gogh — une oreille, deux balles . D'honnêtes fidèles rentrent ensuite chez eux assurés d'avoir accompli une bonne action quand ils n'ont fait qu'obéir à l'ordre de la consommation qui leur enjoint de se vouer à la commémoration de ce qui fut au dédain de ce qui est. Car ces bonnes gens, ces admirateurs dociles n'ont pas un regard et seulement des sarcasmes pour ceux de leurs contemporains qui sont, peut-être, les "pionniers" et les "explorateurs" de maintenant — qu'ils maltraitent autant que leurs aïeux, qu'ils méprisent désormais, ont maltraité les impressionnistes qu'ils vénèrent aujourd'hui à l'aveuglette. Il faut qu'ils continuent à ne rien savoir, et à absorber de la culture — ladite culture étant le meilleur antidote contre l'effet énervant de l'art, puisqu'elle en est le résidu, par réification et fétichisation. Rien ne préserve mieux la paix civile que la consommation culturelle, qui favorise l'unanimité, divertit et, mérite supplémentaire, désamorce ce qui pourrait demeurer de puissance explosive dans les œuvres d'autrefois tout en détournant le regard des œuvres contemporaines, beaucoup trop révélatrices pour qu'il soit prudent de les laisser circuler librement. En ce sens, la manière dont la société a absorbé l'“affaire“ Van Gogh et l'a retournée à son profit mérite une admiration terrifiée. le “suicidé de la société“, le subversif, a été roulé dans la compassion universelle, sa vie mise en scène en spectacles émouvants, et ses tableaux changés en gros chèques, privés de tout autre sens que leur valeur financière — condamnés au mutisme par conséquent. Pour assurer l'efficacité de l'opération, le choix s'est porté — par hasard ? — sur des toiles parmi les moins inquiétantes, des iris, des tournesols, des tableaux qui peuvent passer pour gentiment jolis, donc anodins, donc acceptables . Lire Artaud ? Pour quoi faire quand il suffit pour manifester sa dévotion d'un tee-shirt avec la Nuit étoilée dans le dos ? Si l'opération de décervelage et démagnétisation a réussi sur Van Gogh en dépit de sa violence, elle ne peut que fonctionner à merveille, au moindre effort, sur Monet, Pissaro, et Renoir, si aimables, si policés. Même avec Cézanne, ça peut marcher, à condition d'oser, toute honte avalée, le grimer en personnage de Marcel Pagnol.

...Ainsi, à titre posthume, contre ce qu'ils furent, contre ce que leurs œuvres s'obstinent à affirmer dans le silence compassé de musées où, de toute façon, elles sont considérées comme de saintes icônes, les impressionnistes et assimilés sont-ils devenus, en matière d'arts visuels, et au même titre que la télévision et le cinéma de consommation courante, les garants de l'ordre public. Répétons l'évidence : ce que l'on nomme désormais "culture" relève à la fois de la diversion et du maintien de l'ordre. Rien d'étonnant donc à ce qu'en France, à travers la fétichisation et la consommation de l'Impressionnisme, elle ait partie liée avec le conservatisme, le nationalisme, le traditionalisme — en un mot avec le patrimonial, notion-clé de ce système.

Yann Le Guennec: coïncidences

erreurs et coïncidences
Yann Le Guennec, "paysage des erreurs" (Quelques lignes adressées à Yann Le Guennec, dont il faut voir le travail.)

...enthousiasme pour cette synthèse du paysage et du langage, de l'expérience sensible et de la conception programmatique, de la géographie et de l'histoire de l'art, qui rend lisible une relation qu'on peut aujourd'hui avoir à l'espace, révélée ici avec évidence. Sans connaître par coeur le paysage de Lorient j'ai déjà été frappé (sais plus sous quel angle) par cette inscription particulières de géométries discrètes sur la ligne d'horizon, qui trouve ici une belle re-présentation, et, évidemment, une amplification. Qui devient un sujet. Je vois donc aussi une forme de ressemblance dans ce travail, comme si tu en avais, du paysage, compris et extrait un principe essentiel, lequel peut être appliqué ensuite valablement à d'autres représentations, voire à toute image...

Site deYann Le Guennec

2010

Trompettes de la renommée

Tim Rollins + K.O.S sur artnet.com
Tim Rollins + KOS sur artnet.com

Umberto Eco ”Comment voyager avec un saumon”, livre de poche

Comment devient-on un PDC * ? Malheureusement, rien de plus facile. Il suffit d'exercer une profession intellectuelle — les physiciens nucléaires et les biologistes sont très prisés —, de posséder un téléphone à son nom et de jouir d'une certaine renommée. La renommée est calculée ainsi : en extension géographique, elles doit être supérieure à la zone d'impact de l'expo - elle sera donc départementale pour une ville de soixante-dix mille habitants et moins, nationale pour une préfecture, mondiale pour une capitale d'Etat souverain, à l'exclusion de Saint-Marin et Andorre ; en profondeur la renommée doit être inférieure à l'étendue de la culture des éventuels acquéreurs (si c'est une expo de peintres du dimanche, il est inutile, voire dommageable, d'être journaliste au New Yorker, mieux vaut être directeur de l'école locale).

* Présentateur de Catalogue d'Art

Nature de l'artifice

Jean-Pierre Dausset painting 2010
Jean Pierre Dausset

Des à-plats de couleur apparaissent dans les peintures de Jean-Pierre Dausset au moment où la France fait son passage à la télévision numérique. Cette coïncidence est anecdotique, mais elle permet d'exprimer d'une relation en profondeur : il y a 2 ans la couleur était encore liée à un expressionnisme abstrait maîtrisé. Depuis, la touche a évolué et les "effets" de la matière ont été remplacés naturellement, insensiblement, jour après jour, par des gestes de plus en plus  proche des dispositions naturelles des outils numériques.

Ce qui nourrit ce travail, hormis son sujet, le personnage, l'être, considéré en soi et via ses représentations, photographiques ou videographiques, dans les magazines ou la télévision, dans des "conversation pieces" qui ne varient guère (et c'est très bien comme ça)... Ce qui nourrit ce travail est une attention, un intérêt, une observation aigûe des conditions matérielles de l'image, des modalités de son évolution, et, de nos jours, de sa transmission. On dit que l'invention du tube de peinture a permis le transport des couleurs n'importe où hors de l'atelier du peintre; et permettant le transport des couleurs, a contribué indirectement à l'invention de l'impressionnisme en tant que démarche, intellection, manière nouvelle de représenter et finalement voir le monde. Ici c'est l'évolution technologique de l'image du monde, ses nouvelles possibilités et conditions, cette élasticité inédite d'une l'image qui doit s'afficher sur l'écran d'un immense téléviseur et simultanément sur celui d'un téléphone, qui sont l'objet d'une grande attention, d'une grande curiosité, d'un grand désir aussi, et informent naturellement les changements de touche et de matière.

Cette élasticité de l'image de notre époque impose une certaine abstraction: les processus de compression, utiles à la circulation accélérée de l'image, la conditionnent de plus en plus. Ces algorithmes de compression, sortes de "grappes" de calculs coordonnés, y font leur travail qui est de résumer de grandes parties de l'image, celle où l'on observerait les moindres variations, à une plus simple continuité*. Cette compression réduit le nombre des couleurs, élimine les phénomènes isolés , réduit les différences le plus possible, pour faire une image "économique", tout en respectant un seuil de perception : l'image doit rester lisible, intellectuellement déchiffrable et compréhensible, et belle aussi tant qu'à faire... Tout ce qui est au-delà de ce seuil est supprimé, l'image est "lissée", "résumée",  plus simple à écrire numériquement et à transmettre, ensemble d'instructions qui va être "exécuté" sur le prochain écran.

Témoin attentif, sensible, de ces évolutions de la matière même de l'image: un regard, une vision exercée, aigüe, qui ne laisse rien "passer" des caractéristiques physiques, du corps de l'image, une attention jamais détournée par les aspects intellectuels d'une "interprétation" (puisque ceux-ci découlent des caractéristiques physiques, ils sont seconds). On dit que les lissiers (ouvriers de la tapisserie), de par leur métier, distinguent des nuances que nous ne voyons pas. De la même manière c'est le corps de l'image qui intéresse en premier lieu Jean-Pierre Dausset. C'est cette attention aux modalités physiques, et la pratique quotidienne d'une image qui se donne désormais sur écran, palpitant assez vite pour nous donner l'illusion qu'elle est fixe, qui nous amènent, et j'y viens finalement ;-) à ces fonds étonnants, et cette évolution dans la touche, que je relie maintenant à Jonathan Lasker, un peintre new-yorkais qui ne s'occupe pas d'images. Pour autant ce bleu est, simultanément, la couleur d'un très beau matin d'été, ce qui le relie au monde sensible, et nous avons vu aussi que ces peintures n'ignorent pas l'histoire de l'art avec laquelle elles maintiennent un dialogue, probablement aussi soucieux de continuités humanistes que de ruptures technologiques.

Ce processus est "naturel", en tant qu'il fut le même probablement dans le regard de Jan Van Eyck travaillant les possibilités nouvelles de la peinture à l'huile, lesquelles allaient entraîner de grandes mutations dans la manière de représenter le monde, de le voir , et de le penser.

*Les petits appareils numériques traitent l'image dès la prise de vue, lissant et simplifiant pour diminuer la quantité de données nécessaire à sa description, son"poids" numérique : c'est le format.jpg d'office ; auquel le photographe exigeant qui ne veut pas se faire voler ses pixels par un vulgaire algorithme, préfère le format.raw, ni traité ni compressé, mais alors bien plus lourd.

Site de Jean Pierre Dausset

On ne badine pas avec l'amour

Aperçu de la projection pour "On ne badine pas avec l'amour"
Dimanche 27 Juin à 17:00 au Théâtre Max Jacob, Quimper, fr, "On ne badine pas avec l'amour" de Alfred de Musset par les jeunes du cours de Théâtre de Robert Joubin à la MPT de Kerfeunteun. La pièce intègre à la mise en scène des images et animations des élèves des cours jeunes et adultes multimedia ESA-Quimper

"VUES D'ICI" projection publique

Projection du 02 au 05 Juin 2010 à la nuit

Prochaine projection enrichie pour l'inauguration de la salle de spectacle à l'automne dans le cadre des 50 ans du grand Quimper

vdc0206 vu_d'ici_June04 vues d'ici 2010 June 5
Projection publique de "Vues d'ici" 02-05 Juin, Penhars en fête , Quimper, fr.

"Vues d'ici" est un ensemble de documents photographiques et de textes rassemblés par la MPT de Penhars, fournis par divers organismes ou acteurs du quartier: associations culturelles ou patrimoniales, centres de loisirs et structures pour l'enfance, archives municipales, photographes... Ces documents sont projetés depuis un ordinateur ordinaire qui choisit aléatoirement dans différentes séries d'images. Le programme confronte, si l'on reste assez longtemps, chaque élément à tous les autres, et peut tourner longtemps en proposant toujours un choix différent de documents. L'ensemble fonctionne comme un album de photos de famille, à usage public dans l'espace public. Aucun commentaire, son ou musique n'est ajouté, pour que les gens puissent se parler en regardant.

2011 : Présentation au 7e Carrefour des Possibles, Rennes; à l'apéro Codelab, Quimper

Vidéo 2mn.

BESTIOLES, projection publique

bestioles, Pol Guezennec 2010
Bestioles

Projection de "Bestioles" Samedi 29 Mai 2010 dans le cadre du festival "rendez-vous Contes", au Vallon St Laurent, Quimper, fr. "Bestioles" est un programme qui présente 450 dessins de bestioles à la plume et à l'encre de chine par des élèves des cours publics enfant ou 15-18 ans de l'ESA-Quimper (Ecole supérieure d'Art de Quimper).

Quelques images sur Flickr Bestioles, Pol Guezennec/Sylvie Le Gac+ élèves Eesab cours publics, projection dans le cadre du Festival "Rendz-vous Conte", MPT Ergué-Armel, Quimper, 2010

Lascaux 3.0 KRM projection publique

Lascaux3.0 Pol Guezennec 2009 projection publique
Lascaux3.0 2009 projection publique

La projection a eu lieu tous les soirs de 18:00 à 23:00 du 22 Décembre 09 au 06 Janvier 2010, sur le chantier de la nouvelle salle de spectacle, Kermoysan, Quimper, elle est terminée. Le programme Lascaux 3.0/KRM est remis en ligne.

On peut revoir 4 versions différentes (noir-et-blanc, couleur lent, couleur rapide, spécial KRM) sur la page Lascaux3.0.

Quelques difficultés techniques ont rendu la projection un peu répétitive la première semaine. La deuxième semaine c'était résolu et la proposition pouvait soutenir le regard bien plus longtemps. C'est plutôt la température qui limitait la consultation. Comme l'écrit FLC dans le commentaire ci-contre, résumant le sentiment général, "ce serait bien aussi en Juin avec une chaise longue"...

Après: réécriture du programme avec Processing et nouvelle projection de Lascaux 3.0 en Septembre 2012 au théâtre Max Jacob lors de l'exposition collective "Quoi de 9 ?"

Présentation/projection à la Fondation Leclercq à Landerneau en Décembre 2012.

2009

Mine de rien, galerie Saluden

Mine de rien poster

Télécharger image affiche.Pdf Alain Le Quernec

Ils sont où les yeux ?

vente aux enchères de 20 ans de travaux
20 ans de travaux aux enchères

On nous le dit que c'est la crise. Pour eux ça fait 20 ans qu'elle dure. Alors à force de bosser et d'accumuler, Annick Lécuyer et Antoine Le Bihan, ci-devant artistes, font une braderie de leurs travaux. Pour gagner un peu de place. Pour gagner un peu de sous (pas beaucoup, ils ne vendent pas cher).

Ils ont la quarantaine bien dépassée, et poussent comme d'autres leur oeuvre en avant jour après jour . Ils sont dans le paysage. Ils ouvrent les portes de leur atelier tous les ans au cours de l'opération Portes Ouvertes. Ils font des expositions “en région”. Ce ne sont donc pas de parfaits inconnus du Paysage Artistique Finistérien, ni du Parc Naturel Territorial.

Ils sont où les gens qui ont plein la bouche toute l'année de “soutien à la création et aux artistes” ? Et ils sont où les amoureux du Patrimoine ? Ils sont où les chantres de la CulCure ? Ils sont où les défenseurs de la Breutagne et de l'art breuton ? Ils sont où les collectionneurs exigeants de l'Art de leur Temps ? Ils sont où ceux qui ont mission de rassembler des collections représentatives de la création actuelle ? Ils sont où les représentants de nos petites villes d'Art et d'Histoire, pétris de culture, foyers d'humanisme et d'hospitalité ? Ils sont où les représentants de la fière région à “forte identité” qui relève le menton ? (“Tu veux ma photo, toi ? ”) Et elle se fait où, cette forte identité? Dans les boîtes de Comme et les cabinets des experts ?

Et même, en tenant compte des réalités, puisqu'il le faut bien, puisqu'on nous le dit, soyez raisonnables, demandez plutôt rien, ça ira ; ils sont où les stratèges de l'industrie du tourisme et de la communication ? Il est où, Breutons magazine ? Elle est où, Cotée Oueste ?

Qu'est-ce qu'ils peuvent bien vouloir, pour négliger ainsi ce qui est (encore) vivant, les dévôts et les clercs de la chose culturelle ? De la culture hydroponique ? Savent pas quoi faire avec la vraie que ça pousse dans la terre ? Veulent seulement des artisses morts ? D'un autre côté, c'est peut-être eux qui ont raison, c'est tellement plus simple à adMinistrer. Un bon indien est un indien mort.

Car enfin, en voilà tout de même deux, de personnes, qui pourraient bien leur servir à quelque chose, à tout ce beau monde s'il avait pas de la colle dans les yeux. Annick Lécuyer a un travail de dessin et peinture abstrait et coloré et des recherches en design (ils sont où, les anthropologues du rythme et de la couleur , les enthousiastes des mutations culturelles, les revivifieurs de l'art populaire, les industriels d'aujourd'hui ? Ils sont où, les spécialistes de l'espace et de l'urbanisme ?), et Antoine Le Bihan, qui s'est salarié une misère dans la petite entreprise familiale, durant des années, oeuvrant à la pourtant Noble et Consensuelle Tâche de restaurateur patrimonial (vitraux du XVIe ou du XVIIe, 'scusez du peu !), a les mains plongées jusqu'aux coudes dans l'Histoire, le Patrimoine, la Tradition et les Vieux Cailloux jusqu'à la 7e génération. Il connaît donc, forcément, sur le bout des doigts, le mobilier artistique et religieux régional, qu'il cite et revisite souvent, ou qu'il remixe (je mets ça pour que les jeunes comprennent) en passant par des procédures contemporaines : un peu Wharol en Breizie, pour faire image communication.

Ils sont où les nouveaux observateurs du terreau culturel régional, local, territorial, municipal et tous les trucs qui finissent comme facteur cheval ? Ils sont où les zélotes des white cubes et de la modernité sans concession? Ils sont où les amoureux du patrimoine et de tout pourvu que c'est mort et que ça la ramène plus ? Ils sont où les désintéressés qui veulent aider les “porteurs de projets” ?

Faire une oeuvre, c'est pas un projet ? Alors on les aide comment, qu'ils en sont à brader depuis 20 ans de boulot ?

Ils sont où, les yeux ? Elle est où, la culture, qu'on arrête pas de nous en parler ?

Via lacta est

via lacta est - Pol Guezennec 09 preview
Programme de dessin cosmique.

Via lacta est

Superman veille sur Metropolis

Superman veille sur Metropolis

C'est un écran, ça bouge, il faut trouver le lien vers la Kryptonite pour transformer Superman et Supergirl en humains très ordinaires, mais en touchant le fleuve de Maillol, on fait apparaître Elise Lucet et la météo.

Superman

Aqua verde

tarn river colour

Il y a très longtemps, sur les cartes, on représentait l'eau en vert. On fut bien embêté quand il fallut représenter aussi les forêts - probablement parce que celles-ci avaient cessé d'occuper continûment tout l'espace disponible. C'est alors qu'on attribua à l'eau la couleur bleue.

Exception culturelle à la française

exception culturelle à la française

Petite fabrique d'Atuas

Publ :

Petite fabrique d'Atuas domestiques en réparation...

digital Atuas domestiques
Atuas domestiques are back. version 0.1 (work in progress)

Danone

Je boycotte aussi Danone, depuis 5 ans ou plus, ou 8, je sais plus, ça n'a pas grande importance d'ailleurs, ils payent leur franchise, dont ils espéraient peut-être qu'elle fût celle de héros et de précurseurs de l'Economie, tout entiers tendus vers le profit des actionnaires, actionnant pour eux les manettes, comme autrefois les héros staliniens conducteurs de locomotives à vapeur ; s'ils avaient un peu de culture ils verraient que le modèle est toujours le même, revoir le film "l'homme de marbre" je crois de Wajda sur un maçon stakhanoviste qui finit forcément déçu, et plus qu'un peu trahi même, par les commissaires du peuple, berné, et sodomisé successivement et presque joyeusement (c'est une image, ne croyez pas que c'est un film de gang-bang) dans une ambiance de kermesse par tous les intermédiaires du système en place, stalinien en l'occurrence, mais sommes nous certains vraiment d'en être si loin ? Mais je m'égare, nous somme au paradis de la démocratie, revenons à nos moutons, justement, donc, Danone fait des bénéfices et des charettes de chômeurs dans le même geste divin, c'est la première fois que l'horreur économique me contraint à une action dérisoire, mais plutôt cela que rien du tout. Ceci dit, eux qui sont analement attachés à un impérieux dénombrement du réel, ils doivent avoir des outils pour calculer combien de yahourts et de produits laitiers je leur ai, moi, c'est vrai que j'en mange pas beaucoup, j'aurais plutôt tendance à investir dans le pinard, mais ma femme et mes deux filles, plus le chien, mais non, en fait, les chiens ne mangent pas de yahourt, mais une sorte de famille-française-type, bref, combien on leur a VOLÉ !!!!! en quelques années de leurs légitimes bénéfices de leur actionnaires, c'est pas la peine trop de se casser la tête, nous, parce qu'eux le savent, certainement. Je me résouds à attendre incessamment la visite insistante de la Police pour entrave caractérisée à la Croissance.

Carrefour

Je boycotte Carrefour.- Hélas, puisque l'enseigne pourtant née sous le Haut Patronage de Sainte Geneviève-des-bois(1963) ou alors Annecy (1960), Wikipedia est un peu contradictoire, j'ai nommé Carrefour, s'y met aussi, aux caisses automatiques, vu le nombre de gars à genoux qui s'agitaient du tournevis ce soir, l'air d'un commando en assalt mission dans les steppes désolées de l'Afghanistan, je vais devoir solder rapide mes bons de réduction et trouver une autre solution, bien que celle-ci était la plus proche de mon habitation, donc la plus pratique en cas de dépannage, et qu'en outre, bien que regardant à la dépense, ma femme me le reproche tous les jours, je suis pas trop regardant sur les prix. Je ne peux promettre de parvenir à boycotter Totalement Carrefour : il y aura de plus petites surfaces désormais, du même groupe peut-être, de jeunes loups aux dents longues et à la distribution plus petite, auxquels je devrai me résoudre à lâcher mes petits euros pour des denrées de première nécessité, qui leur permettront d'acheter une Ferrari, là où avant j'aidais plus noblement un baron de la grande à se payer un avion ou un hélicoptère. Le monde rapetit et Rapetout, de toute façon qu'on le prenne. C'est ça la mondialisation.

Géant

Je boycotte Géant (groupe Casino) depuis qu'ils installent des caisses automatiques sans caissières. ça fait 3 ans. J'y ai pas dépensé un kopek, sauf exception d'urgence, mais vraiment pas grand-chose, à peine une bouteille de champagne Canard. J'entends d'ici rigoler les septiques, pauv'con, à sert à rien, etc... Je suis certain que ça sert à quelque chose, et que si nous sommes 10000 à faire ce truc qui sert à rien, c'est eux qui ne serviront plus, mais vraiment plus, à rien du tout. Et je le dis tout net : je préfère encore une caissière moche, rébarbative, stupide, moustachue, feignasse, bêtement méprisante, bling-bling, bref, à moi désagréable, à un robot. ( Une robotte... ce serait pas pareil... Faut voir...;-) Evidemment je préfère, si on me demande mon opinion, une caissière jeune, belle comme un Maillol et sympathique et spirituelle en plus. Que l'acte d'achat entame une fusion mystique avec une belle déesse de la Terre, voilà qui serait à la hauteur de ce que la pub nous promet. A la place y nous mettent des trucs même pas humains. L'arnaque ! (lol!). Mais bref je préfère politiquement n'importe quelle caissière à une absence de caissière et un processus automatisé qui s'est encore débarrassé d'un(e) humain(e) reléguée à la dépression de l'inutilité sociale (Dominique Strauss-Kanh dit en substance:“Ce que tu gagnes, c'est ton utilité sociale” ;-) et du chômage.

TOTAL

À titre personnel et privé je boycotte Total (TotalPower)
Je boycotte Total depuis la marée noire de l'Erika. Cette résolution est jour après jour légitimée par la branleur-attitude de Total. Total rejette ses responsabilités sur la sous-traitance. Total est comme un collégien crétin qui se plaint de ne pouvoir travailler pasque a pas d'crayon. Total montre par une telle mauvaise foi que la Firme est loin d'avoir la maturité politique qu'appelle de leurs voeux les futurologues optimistes du genre Attali, qui pensent qu'à mesure que croît le chiffre d'affaire des multinationales jusqu'à dépasser celui des états, celles-ci, rien que par calcul, se sentiront le devoir d'entrer dans un cercle vertueux* et social...
*pour ceux que l'expression rebute, un cercle vertueux c'est l'inverse d'un "cercle vicieux". On y est entraîné à la bonne action. La vertu s'oppose au vice.

Lascaux3.0

lascaux3.0
Lancement de L A S C A U X_3.0 (deux projections: "newnewhap" et "gray")
"Ce qui compte, ce sont les rapports" (Picasso) .

Atua sauvage La base

Atua sauvage la Base Guengat 09

More about Atuas from 1990

Bling-bling Séguéla badaboum

Cher Mâître : bientôt atteint par la limite d'âge où l'on se doit selon vos lumières de posséder une Rolex sous peine d'avoir publiquement, selon vos propres termes, "raté sa vie", j'ai bien peur, comme la majorité de nos concitoyens, que le temps me manque à y parvenir. Et j'en suis fort marri, d'autant que votre diagnostic se cumule à d'autres, peu flatteurs déjà.

La majorité de nos concitoyens, certes bien plus nombreux à ne pas posséder de Rolex qu'heureux propriétaires, a-t-elle donc raté sa vie ? Est-ce là votre manière de requinquer le pacte de citoyenneté ?

Ou celui-ci n'est-il, au demeurant, qu'un concept "pour les pauvres", destiné à contenir la colère et les sentiments d'injustice qu'inspirent à de nombreux citoyens l'attitude des gouvernants successifs et de leurs zêlés serviteurs, dont vous fûtes et êtes manifestement ? Un instrument édifiant semblable à ceux que le clergé d'autrefois, enfer en bandoulière, brandissait devant des paysans analphabètes et soumis presque toujours ? Il est vrai que nos ancêtres à presque tous, CroMagnons frustes et sans instruction comme on nous l'apprend, en étaient au bâton, alors que nous, Croissance oblige, en sommes à la carotte . Pas aussi habitués que nous le sommes à l'infantilisation à laquelle la réclame nous soumet quotidiennement, ils n'eussent peut-être pas compris que le modèle "Bling-Bling" est la traduction simplifiée et populaire d'un impératif bien plus sérieux : embourgeoisement pour ceux qui y parviennent, et "Casse-toi pôv'raté" pour les autres. Dans cette société le problème de surpopulation est instantanément résolu . Les pauvres étant destinés, dans le modèle, à ne pas apparaître, ce qui veut dire, dans sa mise en oeuvre, à disparaître. Ailleurs, quelque part, on ne sait pas encore trop où. Verra bien . Peut-être en Afrique, tiens. Pas bien long de monter des camps pour les mettre.

Puisque nous en sommes là de ces triviales considérations de train de vie et de camping, je dois vous prévenir au sujet de vos prochaines vacances, il est à craindre que les corses ne vous fassent quelque tracasseries dans la construction du palais que vous avez Voulu, de préférence au milieu d'une zone naturelle, nonobstant une demande de permis de construire déposée à Paris et pas dans la circonscription. Peut-être simplement craignez-vous de faire peuple, comme votre probable ami Christian, lequel n'est après tout qu'un saltimbanque, même à Rolex, et par là de vous établir dans un lotissement, fût-il "de luxe". Je m'en félicite: je ne voudrais pas vous voir responsable, fût-ce indirectement, d'une nouvelle mutation préfectorale. Si le raccourci par le maquis est un peu abrupt, je veux dire par là : une nouvelle mutation préfectorale consécutive à la chaîne causale de l'obtention d'un permis de construire contestable sur une zone protégée, d'une première tentative de construction, de diverses complications et désordres sur le chantier, manifestation, occupations, grèves, voire dispersion nocturne, vous savez, "façon puzzle", comme dans les tontons flingueurs, et donc final renvoi de l'incompétent pour n'avoir pas su, comme on aime à le dire aussi dans le milieu de l'art, empêcher l'expression civique et l'action citoyenne, ce que d'aucuns appellent le désordre, voire la chienlit . Voici où je voulais-t-il en venir en toute simplicité.

Aussi, puis-je me permettre? Pour l'été prochain, et dans l'esprit désintéressé de servir humblement les puissants à la mesure de mes modestes capacités, puis-je me permettre de vous recommander la fréquentation des rayons populaires du magasin Décathlon le plus proche de votre domicile, pour y acquérir une guitoune ? Car, Rolex ou pas, réussi ou raté, chacun a le droit, dans ce pays, à la pratique hygiéniste et assouplissante du camping .
A multiplier comme un musulman les genuflexions pour entrer et sortir de la OneMinute, à faire la queue le matin devant les toilettes, votre rouleau de papier (Dolce&Gabanna si vous le voulez, personne ne vous en fera grief, le campeur, dans son ensemble, est plutôt enclin à la tolérance) à la main parmi le vulgaire, vous ferez l'acquisition d'un peu d'humilité, ou à tout le moins d'un supplément, et c'est toujours bon à prendre par principe, n'est-ce pas ? Donc prenez ce supplément, je vous dis, les autres n'en auront pas, c'est encore mieux, n'est-ce pas ? Là, voilà, soyez un bon garçon... Mais voyons plutôt supplément de quoi : de cette hypocrisie de laquelle vous me sembliez pétri, mais qui vous a de façon incompréhensible et soudaine trahi en plein devant les caméras. Sans doute était-ce là un tel cri du coeur, une nécessité intérieure, un tel accent de profonde piété, un tel retour du refoulé, qu'il vous aura échappé, de manière, il faut le souligner car elle est parlante paradoxalement, difficilement audible . J'ai dû repasser la séquence pour réellement l'entendre, en fin de phrase, rapidement, un peu bredouillée, comme une inéluctable et nécessaire conclusion qu'il faut absolument forcer, fût-on à bout de souffle, dans la fin de la phrase en cours, sans reprendre haleine, sous peine d'en rompre l'enchaînement logique et la persuasion inéluctable, d'en perdre le sens, de voir celui de la vie corrompu, et ainsi compromis l'équilibre du monde normal au Pays des Lumières.

J'avoue que, n'était la coupable ignorance du gueux que je suis, sans doute héréditairement condamné dès le berceau et sans même le concevoir, à une vie sans Rolex ; eûssé-je aussi été capable d'un fluent english tel qu'on le parle @ Renault's et dans les entreprises d'élite, j'eusse pris plaisir à traduire en anglais ces quelques lignes, et dans toutes les autres langues étrangères aussi, fonctionnelles ou promises à disparition prochaine, en tounghouze, en khirghize, en yanomami équatorial, afin que d'apporter autant d'eau que possible au moulin de ceux qui, de l'étranger, ne manquent pas une occasion de se gausser de cette bande de petits marquis faquins et poseurs de chez Martine, précieux et ridicules, auxquels trop souvent nous, ratés de base, sommes, hélas, assimilés . Honte à nous.

Pour un pape de la com', vous fîtes très fort, cher Mâître. Eh bien, pour reprendre la terminologie chère à l'un de vos amis : “Casse-toi, pauv' con de Séguéla ! ” Parce que vous le valez bien .

2008

Sephora love(s) Attac

Etonnant: Sephora
présentoir

Par hasard...

Par hasard le jour de la publication de "2030", le quotidien Ouest-France titre en Une : "Comment vivre avec un petit revenu". Opportune coïncidence... L'article est consacré à une famille qui doit vivre avec deux salaires de 1100 et 1200 euros. L'absence d'espoir, espoir d'amélioration ou espoir de solution, épuise psychiquement les deux parents. On est bien loin du "travailler plus pour gagner plus" au pays des Joyeux Courageux de notre bon Président. En cherchant un peu autour de soi, chacun trouvera des situations tout aussi désespérantes, et des pires, du côté des métiers de l'Enfance, des Sports et de la Culture, des Services à la personne, de l'Accompagnement des personnes âgées, de l'Animation. Ces situations sont entretenues en toute bonne conscience de gauche ou de droite, au sein de collectivités territoriales "près de chez vous", de Maisons Pour Tous, d'établissements d'éducation, de maisons de retraite, de services sociaux, tout autant que dans cet exemple qui met implicitement en cause les vilains capitalistes à cigares de l'industrie agro-alimentaire. De plus, ces situations sont entretenues délibérément par la plupart des cadres, qui, lorsqu'ils prendront une retraite "bien méritée", (assortie d'une vilaine faïence, offerte par les politiques, en remerciement des services rendus) se paieront, en plus de nos têtes, le luxe de dire "je ne savais pas"... comme ils l'ont souvent fait par le passé, je crois savoir...

2030

En relation avec les élections municipales des 9 et 16 Mars 2008, Ouest-France Quimper demande à plusieurs personnes, dont moi-même, d'imaginer Quimper en 2030: 1e partie publiée vendredi 29 Février et 2e partie samedi 1er Mars. Pour ceux qui aiment les versions longues, voici la fin de mon petit texte, qui a été coupée. Je n'en veux pas à Ouest-France : c'était moins bon, un peu confus peut-être; mais j'aime la conclusion.

...

" Le Grand Effondrement de la bulle financière de la Croissance aura permis de libérer les énergies et de liquider, au cours de ce que l'on a appelé La Grande Purge, 95% de ce qui restait des emplois publics, rendant ainsi au domaine privé des marchés dont celui-ci justement était, il faut le dire, injustement privé.

Avec la disparition du salaire minimum et des prestations sociales, tous les indicateurs économiques sont au vert. Avec la liquidation de tous les services publics des secteurs santé, enseignement, police, voirie (on n'a gardé que les plus méritant des cadres de la précarisation ; et les services de Communication, qui se sont étoffés mais avec des auxiliaires, ça ne coûte pas trop cher) un maximum d'énergie et de moyens peut maintenant être consacré à la société du spectacle et des affaires.

Ainsi, l'Hôpital de Cornouaille, autrefois ville-dans-la-ville, n'est plus occupé que par une douzaine de gardiens. La Mairie hésite pour la reconversion entre un projet de galerie marchande ou alors de centre commercial. Du reste, il était tellement vieillot ! Ah! il ne payait pas de mine, regardant par en-dessous les buildings flambant neufs des cliniques privées, hautes respectivement de 87, 128 et 132 étages ! Une époque a passé, une autre s'ouvre. C'est cette énergie, cet optimisme, ce regard confiant dans l'avenir, que Freddy Wonder et les Nouveaux Politiques de sa génération ont su communiquer aux électeurs.

Seuls quelques esprits chagrins, d'arrière-garde, aigris, vieux, et moches en définitive, murmurent dans leur barbe et derrière leur air chafoin, qu'il y aurait une relation entre cette nouvelle prospérité et l'apparition des Wilds. Selon eux, les Wilds seraient "comme les SDF d'autrefois, mais beaucoup plus nombreux, grossis de la masse des précaires, de la liquidation des emplois publics durant la Grande Purge, et de tous les employés las d'être payés à coups de pied au cul. Comme qui dirait que c'est les trois quarts de la société, devenue des SDF, qui prend le maquis". Mais ce point du vue négatif est heureusement très minoritaire, toujours mal vu et presque jamais exprimé."

2008-03-01 23:16 :
Bravo pour ton texte paru ce matin dans la presse. Je me suis bidonné en lisant ça, même si la situation est très plausible au fond. Starisation de la politique, absence d'esprit critique en général, du pain sec et des jeux ... et des hectares de boutiques où il fait bon déambuler le dimanche en rêvant à son futur jean's en paratissu télé (quelle trouvaille !). Et on frémi à l'idée d'être trompé sur l'âge réel de la jeune femme anti-âge ...
Le tube "c'est comme ça on n'y peut rien", sonne comme un hymne à la modialisation, par le Medef. En ce moment se serait plutôt "prends l'oseille et tire toi", le titre existe déjà, mais ils ont de bons avocats.
Troublant aussi ce texte, car j'ai écrit quelque chose de similaire ce mois ci pour accompagner ma dernière peinture " My Red Rental Horse" visible ici : http://kinikunu.blogspot.com/ Où l'action se passe en 2025, où l'on y évoque le grand effondrement, où le politocard se nomme Steevy Boulay. C'est plus acide, mais étrangement ressemblant. Les grands esprits télé-psychopatheraient-ils ?
Y.M

2008-03-04 10:25:51
Mon cher Paul, je viens de me régaler en lisant ton article de politique-fiction et j'ai envie de faire deux remarques :
1 - Ce me semble, au train où vont les choses, largement en dessous de la (future) réalité et je ne lis dans ta réserve que le souci de ne pas affoler inutilement les populations, déjà fort moroses, dit-on (le "taux de morosité des français" se serait accru récemment de plusieurs points !).
2 - Dans ton papier je note une bizarrerie : le style employé par le narrateur pour relater les incidents en centre ville. Totalement anachronique à mon avis ! Qui pourrait (pourra) s'exprimer dans ce français châtié en 2030 ? Quelque antiquaire de la langue, amateur de grimoires, quelque réactionnaire nourri d'humanités vivant à l'écart du monde, doté d'une fortune personnelle lui assurant le gîte et le couvert loin des rigueurs et des "réalités" du marché du travail, soit ! Sûrement pas un pigiste de l'édition quimpéroise d'Ouest-France ! Eût-il acquis sous le manteau les rudiments de la langue - je peine à imaginer par quel truchement - encore faudrait-il qu'il se fasse comprendre de ses lecteurs ! On le rappellerait bien vite, à mon avis, aux dures réalités : “ de la concision, de la phrase-choc, du popu, du djeune, et pas de mots de plus de trois syllabes ! Si tu continues comme ça, coco, on va perdre la cible 15-25 et les sponsors qui vont avec !“
Et où est la vidéo exclusive avec le viol des filles ?
ps : le type dont la photo apparaît en haut de l'article, c'est qui ? Le chef des Wilds ?
M.S

2008-03-24 10:07:31
Hormis le look rappeur et quelques coutumes étranges (le rapt des jeunes filles, et pourquoi ? N'y a-t-il pas de femmes parmi ces sympathiques sauvages ?), je me reconnais assez parmi ces rebelles d'un temps futur mais hypothétique. L'envie de renverser la vapeur, de mettre un frein à cette course folle qui ne peut, finalement, que nous faire trébucher et nous écraser comme de misérables lourdauds sur le pavé et le béton : finie l'ivresse aérienne et conquérante d'inaccessibles jours meilleurs!
Ainsi donc, chers Wilds, je me permets de me glisser dans votre bande, et vous prie, par la même occasion, de cesser de ravir les jeunes filles de force. Laissez tomber ces signes extérieurs de rebellion qui ne sont que conformisme à d'autres règles.
Lavez-vous ou courez nus, les bras chargés de fleurs des champs et de fruits des bois, sans oublier ce sourire qui vous va à ravir. Vous verrez que gentillesse et simplicité n'ont rien perdu de leur pouvoir de séduction.
tl

2008-06-25 06:59:56>
Ha ha!
Pas mal cette "nouvelle" dont j'ignorais l'existence....et que j'ai trouvée, par hasard, apres avoir visité le lien que tu m'as envoyé...
Une chose néanmoins, sur la première partie de ce texte que j'ai trouvée par le lien qui mène au site de la ville de Quimper, serait-ce une faute ? hydrophonique ??? Aurais-tu volontairement ajouté le H à hydroponique, d'où l'image surréaliste de tomates bercées par de la tektonik (parait que ça diminuerait le taux de pesticides et dioxines... Mais vu que la recherche n'existe plus en France, impossible de mener une contre-étude).
Tout ceci m'a également fait penser à une lecture que je t'avais conseillée il y a quelques temps...
En tant que jeune du debut de millénaire il ne me reste plus qu'à choisir vite entre la décroissance et les injections de Botox! C'est beau la vie!
C.

2007

Artiste, haut-le-cœur !

Tu es artiste et tu désespères ? Tu penses que tout n'est que vanité ? Que faire une oeuvre dans une société pareille tient de l'absurdité ? Que tu vas mourir jeune ? Que c'est peut-être préférable au fond ? Tu regrettes cet élan de ta jeunesse, par lequel emporté hors de la route tu versas, les pieds dans la boue et la tête dans les étoiles ?

Mon ami ! Mon frère ! Ne désespère pas ! Vois ! Vois cet avis du CIPAC ! Lis! Et relève la tête ! Tu n'es pas inutile ! Vois tous les gens que ton effort désargenté et généreux fait vivre. Songe donc au doux regard de leurs femmes reconnaissantes, que tu combles, de loin il est vrai ; pense à leurs enfants rieurs dont tu es, modestement, le protecteur, en quelque sorte le parrain ; considère de ces professionnels eux-mêmes la fierté quotidienne, à laquelle ta contribution n'est pas modeste, toi, discret pourvoyeur de leur joie.

cipac2007-2008
Programme de formation des profes-
sionnels par le Cipac 2007-2008

“Des formations à destination de tous les professionnels des arts visuels, des personnels des services culturels des collectivités territoriales, des élus et chargés des affaires culturelles.”
“Le programme de formation du Cipac s‘organise autour de thématiques récurrentes : la médiation, la régie, les droits d‘auteur, la commande publique, le partenariat avec les entreprises, la gestion, l‘administration et la communication.“

Vois cette foule nombreuse des professionnels de l'art : sans toi, plus rien à professionner. Pense donc, homme de peu de foi, de fragile espérance, à ces bouches affamées, à ces mains crochues de rhumatismes qui se tordent, sans toi, de souci dans une chambre sans feu ; à ces enfants qui geignent, l'estomac vide, et dont la longue plainte brise le coeur du père qui n'a rien à leur donner . Vois comme le malheureux écarte ses mains impuissantes et les brandit, vengeur, vers le ciel qu'il maudit !

Que l'orgueil regonfle ta poitrine et surtout, tiens bon ! Tiens bon à ton poste ! Qu'importent les vissicitudes, pense, pense donc à tous ces gens importants qui par ton inaction perdraient leur importance, leur statut, leur salaire, leur emploi, leurs avantages acquis, leurs points de retraite, et corrélativement sans tarder leur femme, leurs enfants, leur maison, leur résidence secondaire, leur automobile, leur maîtresse, leurs sicaves... Et jusqu'à l'estime de la société !

Allons, fainéant ! Vois donc à quel sort ton incurie les expose! Au créneau ! A l'atelier, te dis-je ! A tes responsabilités, Citoyen ! Je te le demande, couard: que seraient sans celui que tu crées ces professionnels des arts visuels ? Sans la culture que tu leur fournis, ces personnels des services culturels des collectivités territoriales ?... Ces élus et chargés des affaires culturelles, sans politique à impulser pour donner à l'art vivant quelques miettes pour subsister ?

Tu crois peut-être que tu es seul au monde ? Ingrat ! Egoïste ! Faux-frère ! Et la Croissance ? Bon à rien ! Parasite de la société ! Assisté ! Réfléchis, nombriliste ! Mauvais français !

Que deviendraient encore sans ton travail ces escadrons de médiateurs, ces escadrilles de régisseurs, ces escadres d'experts du droit d'auteur, ces escouades de spécialistes de la commande publique ? Mais encore ces opiniâtres prospecteurs du partenariat avec les entreprises, et surtout, les plus méconnus, dont la modestie confine à l'humilité, ces ascétiques champions de la Gestion, ces inflexibles méritants de l'Administration, ces méconnus génies, enfin, de la Communication.

Ah ! Mon ami ! Mais ouvre les yeux ! Ne sens-tu pas soudain le ciel s'ouvrir ? Ne vois-tu pas enfin, comme en Gloire, s'avancer vers toi, toi, généreuse manne sociale, arbre prolifique aux rameaux nombreux, pilier de la croissance économique, la cohorte de ces reconnaissants, leurs mains tendues de professionnels qui à tes pieds d'amateur déposent leur hommage, et leur gratitude infinie, conscients qu'ils sont, mieux que toi, sauvage ! de ce qu'ils te doivent ?

Allons ! Ressaisis-toi, camarade ! Haut le coeur, pusillanime ! Qu'au moins leur reconnaissance te fasse honte ! Qu'elle te ramène à la raison ! Que le doigt ferme du Devoir, en un geste impérieux, t'indique un seul chemin: celui de ton Atelier ! Etre versatile ! Girouette efféminée ! Effrayé de sa propre audace ! Au travail, te dis-je ! Les professionnels n'attendent pas ! Non, mais !...

Paie et ferme-la.

“En vieillissant, j‘ai souvent l‘impression que le pays devient chaque jour plus primitif, plus stupide et impoli. C‘est en tout cas criant avec les compagnies aériennes, le gouvernement, dans les restaurants et les hôtels, chez les médecins. On se retrouve à éviter sans arrêt le shrapnel invisible d‘incessants conflits virtuels. On devient aussitôt suspect si on ne fait pas le mort comme il sied au sein de l‘éthique unique et mercantile du "paie et ferme-la". Les gens veulent à tout prix avoir le dernier mot, comme si ce dernier mot existait ailleurs qu‘en enfer.”
Jim Harrison, "La route du retour"

Cette citation éclaire mes récentes conversations avec les services commerciaux téléphoniques d'Orange d'une part, et ceux des contraventions routières d'autre part. Je n'en veux pas longtemps aux gisquettes défensives auxquelles j'ai affaire: on utilise simplement d'elles une acrimonie naturelle, une disposition innée et vulgaire à l'agressivité ; les vrais responsables sont les cadres qui mettent en place ces systèmes de liaisons téléphoniques où l'on n'obtiendra pas de réponse : dialogue en trompe-l'oeil, spécialité de notre époque de croissance.

"Il n'y a pas de réponse à votre question", c'est la réponse que j'obtins une fois de l'"assistance téléphonique" du "Relais Internet" (un service lié à Orange qui enregistre les noms de domaine). Ma question ce jour-là était simple . J'avais souscris à un nom de domaine par leur intermédiaire, et je demandais pourquoi ce nom ne donnait aucun résultat chez Google, Voilà et le moteur Orange, alors qu'il assurait une présence tout-à-fait digne en première page et premières références chez Altavista, Yahoo et d'autres.

Il n'y avait donc pas de réponse à ma question. On me suggéra néanmoins de souscrire à des services de référencement professionnels, qui eux, au moins, seraient sans doute capables d'obtenir un peu plus de résultat.

Une frame fantôme, invisible dans le répertoire ftp, encadre la page index du site en question. Cette frame est donc la première instance analysée par les robots des moteurs de recherche, le contenu des frames (la page index du site par exemple) ne venant qu'en second. Comme par hasard, la partie <body> de cette frame contient une liste (<ul>) de liens qui fait la promotion du Relais Internet. Ce qui signifie que le Relais Internet en utilisant une partie de la page invisible en consultation http, fait sa pub à cheval sur le dos de ses clients. C'est pour cela qu'il n'y avait pas de réponse?

F.A.Q. HQM

Hqm "PS : je ne comprends pas le concept du Hqm ???" (Gwendal Sartre)
”— C'est une oeuvre ouverte à la participation de tous ceux qui veulent, et participer est facile. Il suffit de visiter un peu le site pour s'en rendre compte. A partir d'un modèle fourni par mes soins (une forme issue de mon travail, Hqm, Homme Qui Marche...) je propose de chercher et découvrir dans la nature, le paysage, l'environnement immédiat, des Hqm qui lui ressemblent(un peu, beaucoup, au gré des participants). Ces Hqm "trouvés" sont appelés Hqm "sauvages" car ils ne sont pas réalisés par moi, bien que découverts à partir d'un modèle fourni par moi (lequel encore est assez cousin de ceux de Giacometti, de Rodin, et d'autres, ce que les participants ne se sont pas privé de me rappeller ;-) Un modèle simple, et le travail d'en découvrir une version dans la nature, le paysage, chez soi etc, c'est-à-dire de s'approprier le modèle et d'en produire une variante, par l'exercice du regard. Chaque participation étend les Hqm visibles disponibles, et donc la définition (la forme à l'origine).
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A un moment j'ai eu envie de compléter/perturber la logique de mon imagination et de mon travail par celle de gens non choisis, non discriminés, non spécialistes.
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Derrière ces modalités il s'agit de proposer une oeuvre ludique qui rassemble sans embrigader, et qui ne soit pas seulement individuelle. Comme si l'enjeu de cette oeuvre se mesurait, hors critères formels, à sa capacité à concerner des gens, ou à être utilisée. Une valeur d'usage... une oeuvre d'utilité publique en quelque sorte, mise à disposition gratuitement, qui peut être consommée, comme d'autres, mais qui peut aussi permettre une action simple dans le champ de l'art. Cette participation modifiera et complétera l'oeuvre. C'est ma réaction, artistique, aux débat télévisés d'il y a une dizaine d'années maintenant ( encore qu'ils reviennent, comme les marronniers ), du genre "l'art contemporain ça sert à rien, c'est élitiste, nombriliste et bobo, Eh!".


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A une oeuvre à laquelle a participé même un chien, on peut difficilement, n'est-ce pas, reprocher d'être élitiste ;-)

Steven Pennaneac'h

Mon cher steven Pennaneac'h.
Hélas, je ne serai pas au vernissage de votre exposition à Quimper, empêché par de Hautes responsabilités au service de la République. En effet, couronnement de ma carrière indéniablement brillante, égrenée avec régularité en une suite de succès incontestés, j'ai été distingué par les Autorités comme digne de superviser désormais le devenir des arts visuels, et même, autant que faire se peut, d'influer sur celui-ci sans laisser peut-être de marque trop visible sur ceux-là, comme il convient à un Haut fonctionnaire de se préparer au jugement de l'Histoire.

Ainsi, c'est en tant qu'inspecteur principal que le Ministère de la CulCure m'a mandé aux mêmes date en Espagne pour une visite, certes de routine, mais à laquelle j'attache une attention d'autant plus scrupuleuse qu'il s'agit d'une première mission, à laquelle je ne peux pas faillir, et qui consiste à évaluer des individus : Goya, Jean-Pierre ; Vélasquez, Marcel ; et Picasso, Vincent ; ci-devant artistes, si la peinture est toujours digne de se voir agréée par le Ministère, ainsi qu'il en va désormais de tout un chacun disparu ou vivant agissant sous le ciel, et notamment des aspirants au concours d'aptitude à l'enseignement dans les écoles d'art ; ou si nous devons au contraire rétrograder les susnommés à un rang moins élevé voire discret de l'estime officielle, en raison par exemple de la caducité de leurs propositions, d'une obsolescence naissante de leur art, ou encore d'un hiatus entre le sens de leur oeuvre et les objectifs d'une communication post-moderne bien comprise.

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Pourtant, mon jeune ami, je vous veux adresser ici le témoignage de mon estime, modeste ; mais à travers celle-ci celle du Ministère tout entier pour votre oeuvre, talentueuse, et courageuse intellectuellement.

Pionnier de l'égalité, vous fûtes le premier, en effet, à prendre en compte les données sociologiques régionales qui décomptent 5 cochons pour un breton, et à en tirer courageusement les conséquences logiques : l'élevage de porcs, habitat principal de la population majoritaire, dispersé jusqu'au fond des vallons les plus reculés, seule architecture à pouvoir rivaliser en nombre et en dispersion avec celle, religieuse mais ancienne, des chapelles, devint une partie de votre sujet, sans pour autant devenir une étiquette, une marque, une morbide intention : le mal était déjà fait, et pas par vous ; mais vous témoignâtes sereinement de l'empreinte sur le paysage d'un ordre nouveau, cette fois techno-industriel.

Ce courageux regard se porta aussi à d'autres domaines visibles alentour et fonda une position esthétique peut-être difficile à comprendre pour quelques uns de nos voisins ou contemporains : regarder et pindre là ou vous étiez, sereinement, sans les à-priori d'usage de penser qu'il fut un lieu plus ou moins digne qu'un autre pour y exercer son regard ( c'est-a-dire sans rechercher le pittoresque ), alors pourquoi ne pas l'exercer là où l'on est, que l'on y soit pour toujours comme un paysan, pour un petit moment comme un touriste, ou encore pour on ne sait pas combien de temps, comme il semble arriver assez souvent par les hasards de la vie. Là où l'on est, ce n'est pas toujours, et pas nécessairement, un choix. Et ce n'est pas nécessairement grave.

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C'est le contraire du régionalisme, c'est la liberté de l'être et du regard, mais les dégâts conjoints d'un régionalisme étroit et d'un jacobinisme rigide appuyés l'un sur l'autre comme larrons en foire ont parfois rendu difficile l'expression de cette réalité. Tout ce qui procède du pouvoir veut obliger à se déterminer à son égard.

Ainsi Mme Chantal, Trésorière de notre association, aime à me taxer de régionalisme quand il m'arrive d'exprimer le souci que je me fais de l'absence de dimension régionale entre une scène artistique locale et une scène artistique qu'on pourrait qualifier de [nationale] par commodité.

De la même manière dans le milieu artistique il fut longtemps difficile de revendiquer autre chose qu'un internationalisme de bon aloi faisant prudemment l'impasse sur les réalités locales.

Aujourd'hui c'est l'industrie des charters et du tourisme qui réalise finalement cet idéal international, pas de la manière attendue, et c'est la même qui aujourd'hui influe pour que le territoire soit pourvu en biens de consommation culturelle typiques, autant que possible artistiques puisqu'il faut bien remplir pour ces millions de déplacés volontaires annuels, les voyageurs-touristes, musées et lieux d'animation culturelle, sans oublier contemporains. A cet égard, néanmoins, j'ai bien peur que pour vous, le succès dans les filières touristiques doive se faire un peu attendre, malgré, et même à cause de, votre indéniable typicité Dans le même ordre d'idée il n'est pas certain que "bretons magazine" envisage sereinement de vous consacrer sa prochaine couverture.

Pour un artiste il faut être international (la plupart du temps sans les moyens financiers d'avoir une expérience de vie internationale, encore qu'Erasmus depuis un petit nombre d'année rend possible une expérience pour les étudiants), mais pour le tourisme, (et, à certains égards, le "milieu de l'art" est désormais une "département" de l'industrie du tourisme) l'artiste intéressant est représentatif des spécificités du territoire et contribue à donner à celui-ci (le territoire, pour ceux qui ont du mal à suivre) une lisibilité culturellement consommable. L'écartèlement un peu schizophrène entre ces deux tendances, culture internationale, art local, me semble typique de la situation par ici.

Encore qu'il y ait des manières aimables de décliner le local/global: des élèves qui voyagent plus que moi eurent la gentillesse de me ramener du musée de Chicago un catalogue qui décline et articule très bien semble-t-il des oeuvres locales qui peuvent aller jusqu'à la peinture naïve paysanne ; des oeuvres de dimension régionale mais se comprenant par rapport à une culture artistique "globale", ou à l'histoire de l'art, ou au bouillonnement culturel spécifique d'une époque ; et enfin des oeuvres "majeures" d'artistes très reconnus et pas du tout originaires de Chicago mais résidants habituels des livres d'histoire de l'art au XXe siècle. C'est un exemple.

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Votre dénuement volontaire ; votre absence délibérée d'affiliation à des partis trop structurés ; votre attachement au rôle fondamental du regard et à la mise en oeuvre de la peinture, mais dans une relation qui se confronte à l'espace extérieur, m'ont paru rester à distance des écueils bipolaires énoncés au dessus, et procéder d'une vraie recherche à la fois fondamentale/générale, et individuelle/singulière.

S'il est indispensable pour un artiste ambitieux de connaître l'histoire de l'art ; s'il est souhaitable de connaître pour réussir les positions de la concurrence, et d'en tenir compte , il est parfois nécessaire aussi pour un artiste responsable de reprendre "à zéro" un effort de définition de l'oeuvre d'art. C'est ce que vous me semblez faire dans la veine un peu "réaliste " de votre travail : questionner la fonction de la peinture, assumant et réfléchissant par les actes (de pinture) sur la fonction de représentation de l'art, vous expérimentez des attitudes et passez par une écriture d'une certaine neutralité, frôlez ici le réalisme d'edward Hopper, donnez là à vos personnages la même proportion que ceux de nicolas Poussin...
Dépeindre l'espace, espace physique autant que mental ou sentimental, espace naturel mais arpenté, pas celui, vierge, du romantisme, ou espace construit ( fascination d'espaces abstraits insérés dans l'espace concret ), vraie nature du paysage, lien entre abstraction et dimension industrielle, nature intellectuelle de l'espace et finalement représentation du monde...Toutes notions qu'il ne m'appartient pas de trop théoriser ici, pour ne pas mettre trop vite de mots sur cet espace visuel de liberté qui arpente et balise le monde, comme toujours. C'est là le courage intellectuel d'une position fermement tenue, et d'une disponibilité pleinement assumée, sans garanties sur les étapes du parcours à venir : une oeuvre, en somme.

Aussi je vous prie d'agréer cher ami, avec mes excuses et quelques atermoiements moraux, mes plus vives félicitations et mes meilleurs voeux de succès pour cette exposition dont il était grand temps, n'écoutez pas votre modestie naturelle, qu'Artem vous la proposât.
Bien amicalement

Info artistique ouest sur ARTACU

L'actualité des Arts Visuels à l'ouest de la France est sur ARTACTU L'info est modérée et publiée bénévolement par un artiste, Yves Pazat ; aucune inscription payante n'est demandée aux annonceurs. www.artactu.canalblog.com/

2006

500 € / m2, site de pinture moderne

Pour ceux qui vendent des fois une pinture de temps en temps, voici pour aider, une référence : un site de pinture moderne (disparu aujourd'hui) qui fabrique, citation de Kandinsky en bandoulière, des tableaux, mais des tableaux débarrassés de ce que les tableaux ont d'insupportable, gluant, émotionnel, encombrant, voire répugnant . Parce que là y a vraiment plus aucun pathos du tout. Mais alors pas du tout. Il y a du déo-Diao, du faux Fontana, de l'etno, du geo ortho ou neo, du minimal de l'oriental du design et même du art. Aussi bien que dans les fonds de décors des bandes dessinées faites d'après des films des années 60. Existe en 4 couleurs différentes et en autant de formats déclinés. Prix: 500 euros le m2 environ TTC. Et c'est très bien fait, ça dame oui !