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l‘artiste norvégien kjartan slettermark en pêcheur de dans le temps
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Décliner le motif celtique ou décimer le Centre d’Art?

– Et après, à qui le tour ?


L’équipe municipale s’annonce en réflexion sur la fermeture du Centre d’art Le Quartier. C’est assez à la mode ces temps-ci. Et c’est inquiétant.

Avant son élection, le Maire avait clairement annoncé, en matière d’objectifs culturels et artistiques, la « déclinaison des motifs celtiques sous la houlette de Pascal Jaouen et Mick Jegou». On s‘attendait donc à une promotion active de ces deux créateurs quimpérois.

Il est devenu difficile de ne pas relier entre eux:

  1. Ce programme de « déclinaison des motifs celtiques » sous la houlette
  2. L’intention annoncée de fermer le centre d’art
  3. La protestation du Maire contre un spectacle « pas populaire, qui ne reflète pas la Magie de Noël ».


DECLINAISON DU MOTIF CELTIQUE

La broderie de Pascal Jaouen, inspirée de motifs traditionnels, s’est taillé un succès local, puis a intéressé l’industrie du luxe ; les peintures de Mick Jegou s'inspirent des costumes et des rythmes de danses bretonnes du festival de Cornouaille .

Dans une optique de pluralisme culturel, libre à eux, et libre au Maire d'y mettre de la lumière.

Mais s'il s'avère que la déclinaison du motif celtique implique d'éradiquer le reste, c'est un autre projet, beaucoup plus inquiétant. Et si la déclinaison du motif celtique signifie la disparition d'un centre d'art tourné vers le présent, l'avenir et l'extérieur, ça ne va plus du tout.

Le « revival» culturel est un mouvement commencé à la fin du XIXe siècle, plutôt sous l’impulsion d’intellectuels ( J.M Synge adhéra au revival gaélique irlandais, mais J.Joyce, plus préoccupé de modernité, laissa courir). Différents pays d'Europe (voir ill. ci-dessous) ont été touchés par la nostalgie pour la culture et les mode de vie d'avant l'industrialisation, nous apprennent les historiens. Cette vision rétrospective fait souvent l’objet d’un engagement très... soutenu.

Cet intérêt pour les formes traditionnelles se travaille dans les arts appliqués ( mode : Val Piriou, puis Pascal Jaouen). Il est utile à l’industrie touristique : un art typique, local, éléments visuels d'identité d'une région. Les expositions patrimoniales d'"écoles bretonnes" ou de "tel grand peintre en Bretagne" sont nombreuses.

Est-il démontré par des méthodes modernes qu'il n'y a pas de touristes qui aiment profiter de leurs vacances pour découvrir l’art... de leur temps?

kjartan slettemark artwork
On dirait un "souvenir" "bien de chez nous". C'est un faux, qui ironise sur la représentation rétrospective du passé, le folklore, dont les différents pays ont de nombreux éléments en commun... Ici le norvégien Kjartan Slettemark, en marin-pêcheur d'autrefois, une oeuvre des années 1960. PS: la pipe semble irlandaise (Petersen)

UN CENTRE D’ART CONTEMPORAIN

Un centre d'art contemporain est un lieu public. Il sert à montrer ce que des artistes pas-encore-morts proposent comme oeuvres. En tenant compte de ce qui s’est passé dans l’art au cours des dernières décennies et des dernières années. C'est une caractéristique importante.

Il faut leur accorder une forme de sincérité des propositions. Il faut leur reconnaître une exigence alimentée par la connaissance de l’histoire de l’art, dont celle de l’histoire de l’art moderne (jusqu'à 1960), de l'art contemporain (de 1960 à maintenant, plus d'un demi siècle), sur la connaissance de « l’actualité » des recherches artistiques. On pourrait ajouter que leur exigence est aussi basée sur la connaissance de ce qui se fait « un peu partout » sur la planète, ce qui n'exclut PAS les cultures locales ou minoritaires, selon les artistes ou les projets. Un travail de « veille » culturelle, une recherche de pertinence, sans lesquels ces artistes ne pourront pas prétendre contribuer sérieusement à l'art de leur époque.

Un centre d’art n’a pas, comme un Musée des Beaux-arts, de collection depuis des siècles, conséquence d'un leg du Comte de Silguy.

Un centre d'art n’a pas, comme un Musée Départemental Breton, une collection d'objets et modes de vies anciens, la « caution» d’une histoire locale.

Ces musées, sauf exception, ne sont pas chargé d’un travail de «veille» sur la création actuelle. Il doivent conserver des oeuvres du passé, compléter leurs collections... Dans un Musée, en général, les artistes sont morts.

Un centre d’art contemporain donne à voir des oeuvres de notre époque. Dans un centre d'art contemporain, en général, les artistes sont encore vivants. Si l'artiste cesse d'être une abstraction, ça fait une certaine différence.


DES GALERIES PRIVÉES

Il y a aussi, c'est vrai, dans le paysage culturel, des galeries privées, qui peuvent vendre ce qu’elles veulent. D'excellentes et de moins excellentes. Elles ne sont pas toutes soumises à la même exigence culturelle, qui limiterait leurs affaires. Le coefficient d’actualité n’est souvent pas au même niveau. Ce n'est pas grave si le client n'y voit goutte. Parfois même, on est plutôt dans l'artisanat ou le souvenir que dans l'art. Centre d'art public et galeries privées sont des projets différents, parfois complémentaires, mais aux finalités divergentes, qu’on ne peut pas comparer. Les mettre en concurrence est parfaitement malhonnête.


LA CULTURE

La culture est un ensemble de références partagées. La culture ce sont des cultures. Cela représente des connaissances. Acquérir ces connaissances demande un – léger – effort d’apprentissage (comme le sport) pour accéder au plaisir ou aux bénéfices. Mais cet effort est intéressant, et on n’est pas pressé. Cet effort ne détruit pas l'émotion, il la multiplie.

La culture tient compte d’une Histoire, donne la possibilité de comprendre ses perspectives, et finalement le présent. Le champ et l’enjeu sont bien plus larges.

Un établissement public met la culture à la disposition des citoyens de tous âges et toutes conditions le jour où ils se décident. Des fois, ça peut prendre un peu de temps. Est-ce une raison pour s’en débarrasser? Au contraire. Ce centre doit rester dans le paysage. C’est le sens, pour une ville, d’avoir cet outil culturel, ou pas, au même titre que les autres: Musées, Bibliothèques, Ecoles. Des endroits où on peut apprendre des choses nouvelles. Que forcément, on comprenait moins avant de les avoir apprises. Exemples : la musique. Ou l'art de notre époque.


LE DIVERTISSEMENT

L’industrie du divertissement,"entertainement", a prospéré dans la société d’abondance où occuper un temps libre dans des activités plaisantes peut être recherché par l’un et vendu par l’autre. On a levé progressivement toutes les bornes à cet agrément, chacun pouvant de plus en plus décider de ce qui lui convient dans une offre présentée comme un vaste catalogue, sans chronologie.

L’entertainement a pour mission d'occuper agréablement. Il n’est pas une nécessité, il est une offre, la plupart du temps commerciale. La facilité est de rigueur. Le divertissement ne construit pas une perspective, il « distrait » un moment, presque toujours dans une fiction.

L’industrie culturelle pourvoit au divertissement dans tous les domaines. Son objectif est de séduire. Plaire c’est vendre ; déplaire, une sanction, un échec. Un film ne fait pas de recette, on n’en refera pas ; il fait des recettes, on en fait un « bis », un « ter » jusqu’à épuisement du public. Un livre ne se vend pas : au pilon ! ( à la destruction).

L'entertainement doit être facile, comme la publicité. Court, rapide, efficace. Nouveautés régulières. Le marché de la nostalgie y prospère car les gens vieillissent toujours et aiment aimer ce qu'ils ont aimé plus tôt dans leur vie. Il y a des produits pour toutes les nostalgies, par tranches d'âges. Pour les affaires, pas besoin d'une culture en commun.

Même dans le monde libre, divertissement et culture cohabitent ( et même, se mélangent, on détaillera plus tard). Néanmoins ils doivent pouvoir être distingués quand c'est nécessaire, s’il s’agit de juger de l’intérêt public. Les confondre est toujours menaçant.

Confondre divertissement et culture, c’est la plupart du temps promouvoir le divertissement contre la culture. La culture serait élitiste, le divertissement, populaire. La culture, snob; le divertissement, simple et sincère. La culture, difficile; le divertissement, facile. Ça y est. L'essentiel est dit.

Par glissements successifs, on reproche alors à la culture de n’être pas populaire parce qu'elle est moins facile. On le démontre en lui appliquant des critères de divertissement commercial. Pas plaisant, pas séduisant, pas brillant, pas facile, pas rapide, pas direct, pas sexy, pas joli, pas comme d’habitude, pas beau. Et surtout pas vite.


LE POPULAIRE

Cela fait maintenant plusieurs décennies que j’entends stigmatiser l’art actuel comme dérisoire, complaisant, insignifiant, snob, ridicule, se moquant du citoyen. C’est un bruit de fond. On apprend à le supporter (cf. les commentaires en annexes).

Je rappelle ici, en vitesse, les huées devant les premières expositions de Monet ; le scandale du « déjeuner sur l’herbe» , de Manet... Les « salons des refusés »... Ces oeuvres honnies, conspuées, devant lesquelles aujourd’hui chacun, même les présidents, va se prosterner au Musée d’Orsay, temple de l'art du… XIXe siècle. ( cf. l'extrait de Ph.Dagen en Annexe).

Contre l’art actuel: invectives, railleries, allusions, rejets, – peut-être les mêmes que pour Monet et Manet – plus que de vrais arguments, de vraie critique, qui révèle, qui éclaire une question… qui "descend en flammes", si elle veut... La critique en tant qu’argumentation construite, était un mode d’appropriation publique, via un auteur, qui faisait lui aussi une proposition, d'interprétation. Elle s’est singulièrement absentée de nos pro-vinces. C'est sûr qu'il est moins fatigant de parler du prix. Il s’en suit un trouble, on ne sait plus bien quoi faire avec l’art, à quel usage l’employer, si on peut le consommer, à quoi il sert... Certains exploitent ce trouble.

En art « ça ne me plaît pas, là, tout de suite » n'est pas suffisant, c’est la formule pour le divertissement, le "loisir".

Si on veut faire le procès d’un établissement qui présente l’art d’artistes-encore-vivants, il faut argumenter autrement que pour un produit qu’on veut ou pas acheter. Il ne s'agit PAS d'un produit. La valeur de l’oeuvre est d'abord dans l'intérêt d’une création qui tente de nous donner à percevoir et à comprendre le monde où nous vivons.


ANNEXES

  1. Voici un extrait d’un livre de Ph.Dagen, «La haine de l’art». Ph.Dagen, entre autres travaux, écrit des critique d’art dans «Le Monde». Il décrit dans ce livre l'essentiel d'une violence peu comprise, bien mieux que je ne saurais le faire.

  2. Daniel Le Bigot a réagi sur son blog aux projets du Maire en matière de culture. Puis des commentateurs ont réagi à son article (commentaires désormais fermés). Parmi ces commentateurs, « Régine » décline une doxa clairement anti-contemporaine. C'est son droit, comme on dit... Sans argumenter, elle projette des "clichés", des images, des propos que j'entends ressasser depuis longtemps, toujours un peu les mêmes, plus inspirés par la pièce de théâtre "Art" de Yasmina Reza que par la fréquentation des expositions. C'est l'intérêt que je trouve à la citer ici. C'est un bon résumé de propos "anti", on peut en mesurer la profondeur... Il montre la nécessité d'endroits où les gens puissent sortir de clichés évanescents et apprendre quelque chose. Qu'on leur laisse une chance !


DIMENSION PUBLIQUE DES OEUVRES D’ART

Une oeuvre d’art, avant d'être un objet à acheter, est une oeuvre de l’esprit (c’est ainsi que la loi la définit), une proposition, offerte à l’appréciation publique et au débat d'idées; accessoirement, elle peut être vendue. Il y a de nombreuses nuances bien entendu.

La forme des oeuvres d’art a beaucoup évolué au cours du dernier demi-siècle. Exemple parmi d'autres: des artistes se sont mis à faire des films qui ressemblent à des documentaires, sur des sujets que la télé ne traitait jamais, et pour cette raison. Critique par la création, exemple de problèmes posés par la réalité actuelle et de décisions prises par des artistes encore vivants, proposition alternative à dimension publique, qui contient évidemment une critique des représentation officielles, et ne se réduit pas au marché.

La forme peut surprendre si on s’attend à un tableau de peinture à l’huile; mais en même temps un film, c’est assez populaire… Cette attitude représente une attention au réel, et présente des points communs avec celle de Théodore Géricault, quand il peignit « le radeau de la Méduse » pour dénoncer le scandale de ce naufrage ( grosso modo, piston, incompétence et mépris de l'aristocratie ).

Il est vrai qu’on nous rebat les oreilles avec le marché de l’art. C’est pour imposer la dimension marchande comme seul mode d’existence réel et partagé, seul mode d’évaluation, seule valeur autorisée (pourvue d'autorité). La télé ne dit pas autre chose quand elle nous montre en boucle la puissance des « grands » collectionneurs. Combien ça coûte, ça intéresse toujours tout le monde, même les gens que l'art n'intéresse pas du tout.

On oublie que le processus de formation est important, que ces «grands» collectionneurs se sont formés aussi ( ils le racontent, d'ailleurs, suffit d'écouter...); et souvent au contact des artistes. « ça ne me plaît pas » cette année peut devenir «ça me donne à réfléchir mais je sais pas trop» l'année suivante et « ça me plaît »  l’année d'après. Cette évolution est fréquente quand les gens retroussent leur manches et s’y mettent vraiment.

Même sans intention affirmée, des rencontres se font aussi : A Bordeaux, on démonte une exposition de Jaume Plensa, artiste catalan encore bien vivant, dans la ville d’Alain Juppé : les bordelais lancent une souscription pour acheter une oeuvre et la conserver dans leur espace public, car, le temps de l’exposition, ils s’y sont… attachés. Il est donc possible de donner à voir les oeuvres d'artistes-encore-vivants.

Jaume Plensa, Bordeaux, 2014
Des bordelais aimeraient bien garder cette sculpture de Jaume Plensa

Aussi, fermer un centre d’art, c’est fermer une fenêtre sur le travail d'artistes-encore-vivants, opérant sur un terrain différent du divertissement, et parlant du monde actuel. Les vrais créateurs doivent s’autoriser à ne pas plaire à tout le monde. La proposition qu’ils ont à faire, exprimer, peindre, dessiner, jouer, composer, leur est plus importante que les ventes. Les seuls bons artistes seraient-ils les artistes morts ? ( Le "mot" est du général Custer qui parlait, lui... des indiens ). Faut-il mettre ceux qui ne le sont pas encore dans des réserves ?
Fermer un Centre d'art est un acte grave et durable. Il y faut donc de graves raisons. Pour l'instant elles n'ont guère été énoncées.


MAGIE DE NOËL

Si le Maire veut fermer le centre d’art, on attend de meilleures raisons que budgétaires, autocratiques (la presse de ces dernier mois), ou indirectes, comme sa colère contre un spectacle: « Je n'ai pas ma magie de Noël ».[Voir sur cotequimper.fr, avec la video]

La magie de Noël est une imagerie mise au point dans un contexte commercial. Aux USA, notamment, par des illustrateurs publicitaires, talentueux, et figuratifs, utilisant la photographie. Une représentation dont on peut admirer l’habileté. Cette habileté donne de l’autorité au message. Et le message est l’image affective, rassurante d’un monde sans pauvres et sans violences, un monde de sensiblerie où l’on s’émeut d’être ému, et où l’on traduit son émotion et son amour en achats. La consommation, repos bien mérité et moment de tendresse après le « struggle for life ». Take a break in the rush. Très effica-ce, tendresse + cadeaux, qui y résisterait ?

La magie de Noël s’est aussi beaucoup développée en France, sur les mêmes bases, dans les années 50-60. Cette magie de Noël est essentiellement une image. Chacun est libre d’y adhérer et le Maire, de l’aimer : Norman Rockwell et ses compères ont leur charme ( rétrospective à… Rome, durant la période des fêtes).

Santa-avec-caniche-1964-by Haddon Sundblom
"Santa Klaus-avec-caniche"-1964-by Haddon Sundblom. On voit tout de suite ce que doivent, en France, les albums pour enfants de "MARTINE", de Marcel Marlier, à ces illustrateurs publicitaires. Image http://www.beekoz.fr/histoire-traditions/pourquoi-le-pere-noel-est-rouge-blanc-tradition-cadeau/

Si nous regardons du côté de nos racines culturelles, chez Per Jakez Hélias ou Jean Marie Déguignet, la magie de Noël, c’est 10 km à pieds, en sabots et sans chaussettes, pour la messe de minuit, et, les bonnes années, une orange dans la cheminée. Encore un monde de pauvres…

Si je puis me permettre, n’est-ce pas tout simplement dans les magasins que Mr le Maire trouvera la magie de Noël qu’il désire? Pourquoi exiger de la trouver ailleurs, et incriminer un spectacle qui n'en fait pas la promotion ? Tout le monde doit-il se mettre au diapason? La magie de Noël est-elle devenue un impératif civique ? Pour quelles raisons, avec quel objectif ?


A QUI LE TOUR ?

Fermer un établissement où les concitoyens peuvent aller prendre connaissance de ce que proposent les artistes pas-encore-morts, c'est jouer les morts (le patrimoine) contre les vivants, insinuer le divertissement contre une culture actuelle, et le décor contre les outils d'apprentissage au long de la vie.

Si la raison de fermer le centre d’art est seulement budgétaire, ce qui m'étonne, alors pourquoi ne pas fermer plutôt quelques écoles? L’économie serait bien plus substantielle, et il y en a beaucoup plus (Je ne suis pas VRAIMENT sérieux, seulement logique.).

A suivre ce raisonnement veut-on fermer TOUT ce qui ne gagne pas son droit à la survie de sa capacité à produire des bénéfices. Tiens voilà l'idéologie... Pourquoi fermer le centre d’art, et pas autre chose… de plus gros ? Rigolez pas. C'est peut-être ce qui vient derrière et on ne le voit pas encore...

Si la raison est un choix purement idéologique, alors laissons notre gros bourg devenir le plus grand centre commercial de son petit pays Hobbit, se tourner vers son passé radieux, et hibernons encore une décennie ou deux… Le monde nous attendra bien, n’est-ce pas ?

Et après le Centre d’Art, à qui le tour ? Si on ferme un lieu de formation du public, qui ne s’est pas fait en un jour, un lieu d'accès à l'actualité... qui sera le suivant ? L’école d’art ? Le Musée des Beaux-arts ? L'école de Musique ? Une bibliothèque ? Une école primaire?

Voilà pourquoi il est important que le Quartier continue à faire… son travail et qu’il faut le faire savoir.

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